2002-2007: Un technocrate à la rescousse

Mohammed VI préfère nommer Driss Jettou plutôt qu’un Premier ministre politique, car la priorité est aux défis économiques que doit relever le Maroc. Jettou s’acquittera de cette tâche en mettant en œuvre de nombreux chantiers royaux.

Par

Les superlatifs fusent, comme rarement lors d’entretiens politiques menés ces dernières années. Les arguments, les chiffres et la logique viennent à l’appui de ce constat. Tous les témoins convoqués évoquent une “parenthèse enchantée”, “la belle époque”. Voire le “meilleur gouvernement du Maroc indépendant”. Mais avant le bilan, d’abord le commencement. Le mercredi 9 octobre 2002, alors que Mohammed VI est à l’aube de ses quarante ans, il estime venu le temps pour lui de diriger son pays. Dans l’après-midi, il nomme Driss Jettou Premier ministre alors même que les urnes ont donné, quelques semaines plus tôt, une avance à l’USFP de Abderrahmane Youssoufi, talonné de très près par l’Istiqlal de Abbas El Fassi. Une entorse à la “méthodologie démocratique”, comme le souligne Youssoufi, pour la première fois, lorsque le roi lui annonce son choix. Une entorse qui s’explique par moult théories, toutes très révélatrices…

article suivant

Reprise partielle de la distribution du magazine TelQuel