Tbourida, la relève des jeunes mkadems

Pratique populaire ancestrale, la tbourida s’exhibait cette semaine à Dar Es Salam, à Rabat. Des dizaines de cavaliers avertis ou débutants étaient en compétition pour décrocher le Trophée Hassan II. Focus sur une nouvelle génération qui veut faire perdurer ce patrimoine.

Par

La 20e édition du Trophée Hassan II de tbourida s’est tenue du 17 au 
23 juin, sous la présidence de Moulay Abdallah Alaoui, homme d’affaires, conseiller royal et grand passionné de chevaux. Crédit: YASSINE TOUMI/TELQUEL

Aune quinzaine de kilomètres du centre-ville de Rabat, le Golf royal de Dar Es Salam, qui s’étend sur 440 hectares au milieu des bois, accueille une compétition hors du commun. Il s’agit du Trophée Hassan II de tbourida qui célèbre cette année sa 20e édition. A l’intérieur des lieux dessinés par l’architecte américain Robert Trent Jones, spécialisé dans les parcours de golf, se déroule un défilé de chevaux tous plus beaux les uns que les autres. Un homme très pensif, la soixantaine, observe les va-et-vient des cavaliers. Lui, c’est Noureddine Ould El Haj Kabbour. “Et qui ne le connaît pas!”, nous lance Amine Ould Chouata, seize ans, mkadem de la sorba (chef de troupe dans le vocabulaire de la tbourida) qui porte son nom.

Noureddine Ould El Haj Kabbour
“A l’époque, en 1959, j’étais le seul enfant qui montait…

article suivant

Lyautey, le royaliste