Roland Garros : Nadal écrase Federer sans grand spectacle

Le Majorquin a écrasé son meilleur ennemi suisse en trois manches (6-3, 6-4, 6-2) en demi-finale de Roland Garros, ce vendredi 7 juin.

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Thomas SAMSON / AFP

La dernière fois qu’ils se sont affrontés à Roland Garros, c’était en 2011. Rafael Nadal l’avait emporté en quatre sets, 7-5, 7-6, 5-7, 6-1. Serré, toujours. Ce vendredi 7 juin, sur le flambant neuf court Philippe-Chatrier, les deux mastodontes de la petite balle jaune ont joué en demi-finale, leur premier face-à-face depuis octobre 2017. “Si vous voulez gagner quoi que ce soit sur terre battue, il y a inévitablement un moment où vous allez devoir vous mesurer à Rafa, il est tellement fort, vous savez qu’il sera là,” déclarait Roger Federer quelques jours avant le match, lui qui a séché les trois dernières éditions du Grand Chelem parisien.

Le maître des lieux, qui a enchainé 11 victoires sur la terre battue de Roland-Garros, a pulverisé en seulement trois sets son meilleur ennemi, Roger Federer. “Contre n’importe quel joueur, il y a toujours une possibilité. On sait tous que contre Rafa, ça va être difficile. Mais on ne sait pas, il aura peut-être un problème, il sera peut-être malade. (…) Peut-être que je vais très, très bien jouer et que lui va lutter pour une raison ou une autre : il peut y avoir énormément de vent, de la pluie, dix interruptions successives à cause d’elle…”, tentait de se rassurer le tennisman suisse, mardi 4 juin. Mais ce vendredi 7 juin, le coup droit lifté de Rafael Nadal, qui apparaissait très crispé en début de match, a achevé le revers à une main slicé de Roger Federer.

Rivalité Fedal

En quarts de finales, le suisse avait battu son compatriote Stan Wawrinka lors d’un match pluvieux ; Rafael Nadal avait, lui, battu le japonais Kei Nishikori. Deux matches interminables, 10 heures et 59 minutes pour Nadal, 10 heures et 45 minutes pour Federer. La demi-finale, elle, n’a duré que 2 heures et 40 minutes.

Une rivalité historique et des styles contrastés — l’un en t-shirt coloré, aux “Vamos !” incessants et aux coups lourds et agressifs ; l’autre, tout de beige vêtu, d’une classe à toute épreuve, aux coups sortis du chapeau— mais aussi, une fraternité, un respect inébranlables. “Ce n’est évidemment pas un adversaire normal. C’est un rival unique, peut-être le meilleur joueur de l’histoire. Mais ce n’est qu’un match de tennis, et en fin de compte, la seule chose dont j’ai à me préoccuper, c’est mon jeu”, déclarait Rafael Nadal dans une interview accordée au Monde. “Qu’un match de tennis”, dit-il. Le public, lui, attendait un choc des titans. Il n’a eu le droit qu’à un match expéditif et plutôt inintéressant. 

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