Libye: que reste-t-il des accords de Skhirat?

Derrière le siège mené par le maréchal Haftar sur Tripoli, se profile l’influence grandissante des pays du Golfe. Prônant la voie des négociations pour éviter le conflit, Rabat voit sa doctrine s’affaiblir devant les coups de boutoir des va-t-en-guerre.

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Le ministre des Affaires étrangères, Nasser Bourita, s’entretient avec Jumaa Al Qamati, envoyé personnel du Chef du gouvernement d’union nationale en Libye, Fayez El Sarraj, le 17 avril 2019. Crédit: MAP

Il y a les questions qui fâchent et celles qui restent parfois sans réponse. Du côté du ministère des Affaires étrangères, interrogé sur la position officielle marocaine en Libye, on nous répète que “tout a été dit”. “Tout” se résumant à une conférence de presse, donnée le 17 avril, en marge de la venue d’un émissaire libyen, Jumaa Al Qamati, envoyé personnel du Chef du gouvernement d’union nationale (GNA), Fayez El Sarraj. “Le Maroc suit avec une grande inquiétude la situation en Libye, explique Nasser Bourita, ministre des Affaires étrangères, notamment à la lumière de l’escalade militaire à l’entrée de la capitale Tripoli et les conséquences qui peuvent en découler en termes de tragédies humaines et son impact sur la stabilité dans ce pays du Maghreb”. Quelques jours auparavant, le maréchal Khalifa Haftar avait ordonné, le 4 avril, à son autoproclamée…

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