Algorithmes et éthique, l’équation impossible?

Alors que des lanceurs d’alerte, comme la mathématicienne Cathy O’Neil, dénoncent les nombreux dangers de l’IA, d’autres acteurs tentent d’apporter des solutions: de la protection des données personnelles en Europe à la création de programmes formés à la culpabilité aux Etats-Unis.

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En avril 2018, Mark Zuckerberg a dû s’expliquer devant le Sénat américain après le scandale Cambridge Analytica. Une société spécialisée dans l’influence politique soupçonnée d’avoir récupéré les données de 87 millions d’utilisateurs de Facebook à leur insu. Crédit: Brendan Smialowski / AFP

Les pauvres sont les grands perdants de l’ère du big data”, affirme Cathy O’Neil dans son livre explosif, Algorithmes, la bombe à retardement, sorti aux Etats-Unis en 2016 et traduit en français en novembre 2018. La mathématicienne, reconnaissable à ses cheveux bleus, a un parcours brillant: à la veille de la crise des subprimes (éclatée en 2008), elle travaille pour un fonds spéculatif à Wall Street avant de rejoindre une startup new-yorkaise spécialisée en analyse de données. Deux expériences qui lui ont fait prendre conscience des dangers sociétaux qu’implique le mauvais usage des mathématiques dans nos vies. Les enjeux éthiques que renferme l’intelligence artificielle sont nombreux. De l’utilisation des données personnelles aux biais discriminatoires, en passant par la responsabilité des machines, ils sont de plus en plus connus. La lanceuse d’alerte américaine, qui s’est politisée pendant le mouvement protestataire…

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