Insurrection populiste et écologie : les grands enjeux des élections européennes

Dimanche 26 mai, après le Royaume-Uni, les Pays-Bas, l'Irlande, la République tchèque, Malte et Chypre, les électeurs de dix-sept pays européens sont appelés aux urnes. Au coeur de ces élections qui ne passionnent pas, les instituts de sondage prévoient un record d’abstention d’environ 60 %, le triomphe des eurosceptiques et l’urgence environnementale.

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Entre le 23 et le 26 mai 2019, les citoyens des 27 États membres de l'Union sont appelés aux urnes pour renouveler le Parlement européen. DR

Un avant-goût de la “grande coalition”. Le 18 mai, l’Italien Matteo Salvini rencontrait la présidente du Rassemblement national, la Française Marine Le Pen, pour, disent-ils, remplacer “les extrémistes (…) qui ont gouverné l’Europe pendant 20 ans au nom de la pauvreté et de la précarité”. Sous une pluie battante, sur la Piazza del Duomo, le leader de la Ligue italienne a lancé : “Le choix est entre le passé et l’avenir, entre la rue et les salons des milieux d’affaires”. Matteo Salvini et Marine Le Pen ne cachent plus leur objectif de créer un grand groupe europarlementaire, l’Alliance européenne des peuples et des nations. Et des ponts existent déjà avec plusieurs partis de droite membre du PPE, comme la CSU bavaroise, l’ÖVP autrichienne, Forza Italia et le Fidesz de…

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