Fin du dialogue social: L'Exécutif, la CGEM et les syndicats signent un accord tripartite

Fin du dialogue social: L'Exécutif, la CGEM et les syndicats signent un accord tripartite

Le gouvernement a signé jeudi un “nouvel accord social” avec le patronat et les principaux syndicats du pays. A la clé, une augmentation des salaires qui concernera plusieurs catégories de travailleurs.

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Signature du nouvel accord social entre le gouvernement, trois centrales syndicales et la CGEM Crédit: MAP

Le “nouvel accord social” scellé ce jeudi a été conclu avec la Confédération générale des entreprises du Maroc (CGEM) et trois centrales syndicales parmi les plus représentatives (UMT, UGTM, UNMT), après des mois de négociations.

Parmi les principaux syndicats du Royaume, seule la Confédération démocratique du travail (CDT) n’a pas signé. La centrale syndicale explique dans une lettre envoyée au gouvernement que le pacte social signé le 26 avril 2011 n’a pas été respecté. Elle estime que “plusieurs points importants que tout pacte social doit contenir n’ont pas été pris en considération”. TelQuel Arabi rapporte que la CDT souhaite également une augmentation de 500 dirhams sur le salaire des fonctionnaires dès le mois de mai, en même temps que la hausse du SMIG et celle des allocations familiales.

Or, l’accord de ce jeudi prévoit une hausse progressive des salaires nets pour les échelles 6, 7, 8, 9 et pour les échelons de 1 à 5 de l’échelle 10. Une augmentation de 200 dirhams est prévue à partir du 1er mai 2019, puis 200 dirhams en janvier 2020, et enfin 100 dirhams en janvier 2021. Une augmentation nette de 400 dirhams pour les fonctionnaires avec l’échelon 6 et plus de l’échelle 10 est également au programme. Elle se fera également de manière progressive et dans les mêmes délais. Les allocations familiales seront elles aussi augmentées. Celles-ci passeront à 100 dirhams pour chaque enfant avec une limite fixée à trois enfants. Cette augmentation sera appliquée à partir du 1er juillet 2019.

Le salaire minimum augmentera progressivement de 10% sur les deux prochaines années à partir du mois juillet. Le salaire minimum est aujourd’hui de 2.570 dirhams pour tous les secteurs, excepté l’agriculture où il est fixé à 1.800 dirhams.

Le nouvel accord vise à “améliorer le pouvoir d’achat et le climat social”, tout en “renforçant l’économie nationale”, selon le communiqué officiel du gouvernement. En juillet dernier, le roi Mohammed VI avait exhorté l’Exécutif à “maintenir” le dialogue avec les syndicats afin d’aboutir à un “pacte social” capable de “rehausser la compétitivité de l’entreprise et renforcer le pouvoir d’achat des travailleurs”. Après des mois de blocage, la gestion du dossier avait finalement été confiée en début d’année au ministère de l’Intérieur, qui a piloté les derniers rounds de négociations. Le salaire minimum avait déjà été augmenté de 10% en 2014.

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