G.Achcar: “En Algérie et au Soudan, l'armée sacrifie la tête du régime pour préserver le reste”

Professeur à l'Université de Londres, Gilbert Achcar (Le Peuple veut, 2013 ; Symptômes morbides, 2017) décrit les armées du Soudan et d'Algérie comme “l’ossature principale des régimes” en place. Le chercheur franco-libanais décrypte le rôle des militaires dans les changements en cours dans le monde arabe.

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AFP

A Khartoum et Ă  Alger, la rue a obtenu le dĂ©part de deux leaders de rĂ©gimes en place depuis des dĂ©cennies, Omar El-BĂ©chir et Abdelaziz Bouteflika. Mais face Ă  l’espoir de changement, les interrogations sont vives sur la manière dont les transitions peuvent s’opĂ©rer. Assistons-nous Ă  la rĂ©ouverture d’une parenthèse de dĂ©mocratisation que l’on pensait refermĂ©e dans une rĂ©gion MENA qui a vu ses aspirations douchĂ©es, après 2011, de Tunis Ă  Damas, en passant par Le Caire et Sanaa ? Gilbert Achcar, professeur de relations internationales et politiques Ă  la School of Oriental and African Studies au sein de l’UniversitĂ© de Londres, revient sur la position des armĂ©es dans ces rĂ©voltes en cours. TelQuel: En AlgĂ©rie et au Soudan, l’armĂ©e a essayĂ© de se prĂ©senter en arbitre dans les rĂ©voltes en cours. Pour quelles raisons ? Gilbert Achacar : Ce…

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