Irrigation : Pourquoi l'alternative au gaz est freinée?

Pour assurer l’irrigation de leurs cultures, les agriculteurs ont majoritairement recours au gaz butane subventionné. Le préjudice subi par la Caisse de compensation serait de 5 milliards de dirhams. Enquête.

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L’irrigation d’un champ de plusieurs dizaines d’hectares réclame d’importantes quantités de gaz. Crédit: DR

On a laissé fleurir une pratique inacceptable. Cela revient à détourner l’argent de la caisse de l’État !” Au téléphone, le ministre des Affaires générales et de la Gouvernance, Lahcen Daoudi, n’y va pas par quatre chemins. Vous avez peut-être aperçu, au niveau de Settat, ces bonbonnes de gaz qui, comme de grosses pastèques bleues, parsèment les cultures maraîchères qui courent le long de l’autoroute… C’est que pour baisser leurs coûts de production, les agriculteurs ont trouvé une combine infaillible. Le tour consiste à se procurer un moteur de voiture pour un prix modique, généralement récupéré sur une vieille Renault 25. Ensuite, il suffit d’y placer un adaptateur d’importation pour que le moteur gasoil se mette à tourner au gaz butane. Une fois trafiqué, l’engin est couplé à une ou plusieurs grappes de bonbonnes de gaz qui fournissent l’énergie nécessaire pour actionner la pompe, qui tire l’eau du puits. De…

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