Bouteflika, le crépuscule

L’Algérie proteste dans la rue depuis l’annonce de la candidature de Abdelaziz Bouteflika à un cinquième mandat aux prochaines présidentielles. A 82 ans, malade, et depuis 20 ans aux manettes, il est le symbole pour les manifestants de la sclérose d’un régime. Pourtant Bouteflika reste arrimé au pouvoir comme il l’est à son fauteuil.

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Fin du suspense. Abdelaziz Bouteflika brigue officiellement un cinquième mandat, au grand dam des manifestants qui investissent les rues algériennes depuis le 22 février pour dénoncer “le mandat de la honte”. Le nouveau directeur de campagne du président sortant, Abdelghani Zaalane, a déposé son dossier de candidature au Conseil constitutionnel, à quelques heures de la date butoir, fixée au 3 mars à minuit. Le président n’a donc pas répondu à la première revendication de la rue. Prévisible. Bouteflika s’est exprimé, le jour même dans une lettre lue à la télévision publique, “en réponse aux sollicitations des citoyens, de la classe politique et de la société civile”. Il dit avoir “écouté et entendu le cri du cœur des manifestants et en particulier des milliers de jeunes qui…

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