Arabisation: Nizar Baraka embourbé dans les contradictions de l’Istiqlal

Considéré par ses pairs comme un homme politique peu enclin au populisme, Nizar Baraka a défrayé la chronique en critiquant sévèrement l’enseignement des matières scientifiques en français, déterrant au passage le vieux débat sur l’arabisation menée par son parti et les paradoxes de l’Istiqlal.

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Nizar Baraka, secrétaire général du parti de l'Istiqlal. Crédit: AFP

Un crime contre les élèves”. C’est ainsi que Nizar Baraka a récemment qualifié l’enseignement des matières scientifiques en langue française. Réputé discret et mesuré, le patron du parti de la balance a jeté un pavé dans la mare, s’attirant les foudres des réseaux sociaux et des détracteurs de l’arabisation. D’autant que le chef de l’Istiqlal est responsable, aux côtés du PJD, du blocage, depuis plusieurs mois, du projet de loi-cadre sur l’enseignement, texte pourtant adopté en Conseil des ministres en août dernier. “L’Istiqlal a toujours plaidé en faveur de l’arabisation”, rappelle, à raison, cet ancien ministre de l’Education. En effet, que la langue arabe soit le cheval de bataille de l’Istiqlal, à l’ADN conservateur, rien de plus habituel. Après tout, Abbas El Fassi, alors secrétaire général du parti, avait même affirmé s’adresser à son personnel de…

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