Le mariage Saham-Sanlam est consommé

Le mariage Saham-Sanlam est consommé

Lors de la présentation des résultats 2018 de Saham Assurances, le 26 février, le nouveau directeur général Christophe Buso est revenu sur le fonctionnement de l'ensemble Saham-Sanlam un an après l'annonce de l'opération d'acquisition.

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Christophe Buso, directeur général de Saham Assurances.

Pour la première présentation de résultats après le rachat de Saham par Sanlam, les dirigeants de  l’assureur marocain avaient un objectif : convaincre de la pertinence de cette opération. « L’acquisition de Saham par Sanlam n’est pas une mauvaise nouvelle. C’est une très bonne nouvelle parce que c’est un groupe très puissant, très solide, riche et extrêmement expert sur de très nombreux métiers », assène le nouveau directeur général de Saham Assurances, Christophe Buso.

Celui qui a pris les rênes de Saham Assurance en septembre dernier égrène tous les avantages de cette opération. Christophe Buso décrit ainsi une “complémentarité et des synergies parfaites” entre le Marocain et le Sud-Africain. « Sanlam est un très bon assureur africain qui, en cent ans d’existence, n’a pas fait une année de perte », explique-t-il. Avec un chiffre d’affaires de 19,5 milliards de dollars pour l’année 2017, Sanlam est le premier réseau panafricain, et le leader de l’assurance vie en Afrique. Sanlam est présent dans quarante pays à travers le monde. Le groupe est aussi présent en Inde et en Malaisie par exemple.

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« L’acquisition ne s’est pas faite en un jour, elle est montée dans le capital et a appris à connaitre Saham avant de décider, lorsque l’opportunité s’est présentée, de prendre le contrôle », explique le dirigeant. Pour lui, la complémentarité entre Saham et Sanlam est « parfaite ». Une complémentarité de métier d’abord, puisque « Sanlam est d’origine dans l’assurance vie, et Saham dans l’assurance non-vie ». La complémentarité est aussi géographique, puisqu’il y a « trois pays seulement où les deux sociétés sont présentent ensemble. Pour tous les autres, les deux sont complémentaires ». Il y a donc, selon lui, « d’énormes capacités de synergies, pour faire quelque chose ensemble, pas seulement au point panafricain, mais au point mondial. »

Pour Christophe Buson, Saham Assurances est aussi très bien intégrée dans Sanlam. « Tellement bien intégrée que l’équipe de direction de Saham est désormais l’équipe qui dirige toutes les activités non-vie du groupe Sanlam hors Afrique du Sud. Ce qui est un signe de confiance fort, à la fois dans la capacité professionnelle, mais aussi la complémentarité entre les deux », rappelle-t-il encore. Ce mariage finira-t-il, comme la mante religieuse, par dévorer la marque Saham ? « La réflexion pour changer le nom de Saham en Sanlam est en cours », déclare le directeur général de Saham Assurances.

Pour 2018, Saham Assurances a réalisé un chiffre d’affaires de 5,22 milliards de dirhams, en hausse de 7,8% par rapport à 2017. Le résultat net a, quant à lui, baissé de 8,5% pour s’établir à 402,9 millions de dirhams. Une baisse due au redressement fiscal dont la compagnie a fait l’objet en 2018. La sinistralité automobile y est également pour beaucoup. Les dirigeants de Saham veulent ainsi s’attaquer à la fraude aux accidents automobiles en recourant notamment à l’intelligence artificielle pour détecter les fraudeurs.

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