Carburants, l’essence même du scandale

Inactif depuis 2013, le Conseil de la concurrence fait son retour en fanfare. Son premier avis sous la présidence de Driss Guerraoui se penche sur la pertinence de plafonner les prix ou les marges des hydrocarbures et va à rebours des promesses de Lahcen Daoudi. Les pétroliers, et particulièrement les leaders du marché, n’échappent pas non plus à l’instruction méthodique du dossier.

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Driss Guerraoui Crédit: YASSINE TOUMI/TELQUEL

C’était une promesse du ministre des Affaires générales, Lahcen Daoudi, depuis mai 2018: plafonner les marges des pétroliers pour les empêcher de “gagner de l’argent sur le dos des citoyens”. Dans les deux années suivant la libéralisation des prix des carburants en décembre 2015, les acteurs du secteur ont en effet engrangé plus de 13 milliards de dirhams de marges supplémentaires, révélait TelQuel en mai 2018. Le ministre, estimant qu’un avis du Conseil de la concurrence était obligatoire pour prendre une telle mesure, avait attendu que cette institution constitutionnelle soit réactivée après 5 ans d’inactivité par la nomination royale du nouveau président, Driss Guerraoui, en novembre, pour mettre son projet à exécution. Mais, bien que rendu un 14…

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