Brexit : un voyage dangereux vers l'inconnu

Après des mois de négociations entre l’Union européenne et Theresa May, une écrasante majorité des députés britanniques (432 sur 650) ont voté contre l’accord de divorce. Un dénouement qui pose des questions sur l’avenir de la relation entre Londres et Bruxelles, mais aussi sur l’état de la démocratie en Europe.

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Theresa May n’a pas l’air de vouloir démissionner malgré l’hostilité qu’elle subit, rarement éprouvée par un Premier ministre. Crédit: AFP

Drapeaux européens et britanniques mêlés, chants appelant à la démission de la Première ministre Theresa May, pancartes “Stop the Brexit mess !” (“Stop au chaos du Brexit !”)… à Londres, dans la soirée du mardi 15 janvier, la centaine de manifestants anti-Brexit réunis devant le palais de Westminster, le siège du parlement britannique, n’espéraient pas une telle défaite. Ce soir-là, les députés ont rejeté à 432 voix contre 202 l’accord de sortie du Royaume-Uni de l’Union européenne (UE). Deux ans et demi après le référendum du Brexit, remporté le 23 juin 2016 par le camp du “oui” avec 51,9% des voix, et au bout de dix-huit mois de négociations laborieuses pour trouver un accord avec Bruxelles, c’est une impression de retour à la case départ et une extrême confusion qui…

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