Étudiants marocains en France: histoire d’un désamour

La hausse des frais d’inscription à l’université pour les étudiants étrangers, annoncée par le gouvernement Macron, suscite l’indignation, au royaume comme dans l'Hexagone. Elle s’inscrit historiquement dans un processus de fermeture des portes qui remonte à la fin des années 1970.

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Jeudi 6 décembre à Paris, quelque 2000 étudiants se sont réunis devant Campus France pour dénoncer la hausse des frais d’inscription pour les étudiants extra-européens. Crédit: JEAN-PHILIPPE KSIAZEK / AFP

Jeudi 6 décembre, à Paris, quelque 2000 étudiants de toutes les nationalités se sont réunis devant les locaux fermés de Campus France, l’organisme public créé en 2010 pour valoriser l’enseignement supérieur français et organiser l’accueil des étudiants étrangers. L’objectif de ces jeunes manifestants: dénoncer la hausse des frais d’inscription pour les étudiants extra-européens, annoncée le 19 novembre par le Premier ministre Edouard Philippe. Dès la rentrée 2018, dans le cadre d’une nouvelle stratégie dite “d’attractivité”, les étrangers devraient payer 2770 euros (près de 30.000 dirhams) au lieu des 170 euros actuels pour s’inscrire en licence et 3770 euros (près de 40.000 dirhams) pour un master ou un doctorat, au lieu de 243 et 380 euros respectivement. Soit une augmentation de plus de 1000%. Et le doublement du nombre de bourses, qui passent de 7000 à 15.000, est loin de…

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