Latifa Akharbach, retour aux sources

Journaliste de formation et femme de caractère, Latifa Akharbach prend la barre de la Haute Autorité de la Communication Audiovisuelle (HACA). Un rôle qui consacre vingt ans d’enseignement et plus de dix ans de diplomatie. Portrait.

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Le 3 décembre, Latifa Akharbach a été nommée 
à la tête de la HACA par Mohammed VI. Crédit: MAP

Professionnelle, toujours. “Je ne souhaite pas m’exprimer avant la prise officielle de mes fonctions”, décline-t-elle poliment au téléphone, quelques minutes après avoir été nommée par Mohammed VI à la tête de la Haute Autorité de la Communication Audiovisuelle (HACA), lundi 3 décembre. Malgré un parcours qui force le respect — journaliste, enseignante, écrivaine, secrétaire d’État, ambassadrice, et bientôt directrice de la HACA —, Latifa Akharbach reste sur la retenue, en toute élégance.

“Latifa Akharbach ne supporte pas la médiocrité ou ce qui est moyen”

Driss Bennani, journaliste
Née en 1960 à Chefchaouen, dans une famille de la classe moyenne, Latifa Akharbach apprend très vite la ténacité, l’exigence et la rigueur. Le père est militaire, l’éducation se fait à la dure. “Elle n’est jamais en retard et ne laisse personne écrire ses discours”, confie une source proche de la nouvelle présidente de la HACA. Une discipline…
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