Boualem Sansal: “Avec qui va parler Mohammed VI, le ventriloque ou le président caché?”

A l’occasion de la sortie de son dernier roman, ‘Le train d’Erligen ou la métamorphose de Dieu’, l’écrivain algérien nous parle du péril islamiste, au Maroc comme en Algérie, 
de la situation algérienne “dramatique et absurde” et de sa position sur l’invitation 
au dialogue adressée par Mohammed VI aux autorités de son pays.

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AFP PHOTO / JOEL SAGET

A Erlingen, petite ville bourgeoise allemande, les habitants sont assiégés par des “serviteurs” soumis à leur dieu, auquel ils tiennent à soumettre l’humanité. Paralysée par la peur, dans l’attente d’un train sauveur qui n’arrivera pas, Ute Von Ebert, riche héritière d’un empire financier et industriel, “alors que le monde s’écroulait autour d’elle et que la survie des habitants d’Erlingen dépendait d’un train fantôme”, écrit des lettres à sa fille Hannah, qui vit à Londres. Dans son dernier roman, Le train d’Erlingen ou la métamorphose de Dieu, paru aux éditions Gallimard, l’écrivain algérien Boualem Sansal signe à nouveau un réquisitoire contre l’islamisme, sa bête noire, qu’il n’a de cesse de dénoncer. Encore une dystopie aux accents orwelliens, après 2084 : la fin du monde ? L’auteur insiste, la…

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