Laila Slassi: “Notre action ne va pas se limiter à distribuer des sifflets dans la rue”

Laila Slassi Crédit: Yassine Toumi / TelQuel

Smyet bak ? Mohamed. Smyet mok ? Maria. Nimirou d’la carte ? A343418 Vous êtes membre du collectif Masaktach. Pour votre première action, vous avez distribué des sifflets dans l’espace public et demandé à vos followers d’uploader leurs photos sur les réseaux sociaux. Ce happening peut être séduisant, mais au-delà de la symbolique, à quoi sert-il ? Cette action a pour but de donner aux femmes la possibilité de se réapproprier l’espace public, dans lequel elles sont extrêmement mal à l’aise. Au-delà de la symbolique du sifflet, le but est d’exprimer ce malaise, de ne plus l’intérioriser et surtout d’attirer l’attention sur un phénomène qui a longtemps été banalisé. Cette action est aussi un prétexte pour entamer un dialogue avec les gens et dire aux femmes que la loi est de leur côté. Il y a eu une avancée en matière juridique avec une loi sur le harcèlement sexuel, il faut donc que les femmes l’assimilent et la prennent en considération. Avez-vous fait un tour dans le quartier casablancais de Moulay Rachid, connu pour son insécurité? On a quadrillé l’ensemble de la ville,…

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