Andalousies atlantiques: le libre chant de Hajja Hamdaouia et Raymonde El Bidaouia

Du 25 au 28 octobre, Essaouira fêtait les quinze ans de son festival des Andalousies atlantiques. Un rendez-vous qui prône la concorde. Entre les mots et les phrases musicales émergeait un duo inédit et fort en sens.

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Pour la première fois en plus d'un demi-siècle de carrière, Hajja Hamdaouia la musulmane et Raymonde El Bidaouia la juive se sont donné la réplique, interprétant les titres phares de leur répertoire. Crédit: Simo Aknaik

Aux Andalousies, musulmans et juifs s’expriment en communion par la parole et par le chant. C’est un peace and love qui y donne de la voix depuis une décennie et demi. On y crie la paix, on y murmure les malentendus. Dans le pipe, des canons d’espoir. Des anonymes des deux confessions étalent leur désarroi face à l’inertie et à l’amnésie. Marocains et Israéliens se prennent par la main, le cœur trépidant. D’où la projection, en apothéose, du documentaire Les guerrières de la paix d’Hanna Assouline. Un coup de gueule tout en finesse qui met en scène femmes palestiniennes et israéliennes espérant aller de l’avant, se battant pour des accords de paix, revendiquant une vie paisible. Des femmes qui, elles, accomplissent ce que les hommes au pouvoir n’arrivent pas à concrétiser. Elles sont grand-mères, mères, sœurs, filles et petites-filles qui veulent conjuguer ce…

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