Mohammed Ben Salman, un prince pressé

Depuis sa nomination spectaculaire, en juin 2017, comme prince héritier, Mohammed Ben Salman semble plus que jamais dans l’œil du cyclone. La mystérieuse disparition de Jamal Khashoggi a mis en évidence l’une des facettes de celui qui est surnommé MBS, loin de l’image de réformiste qu’il s’appliquait à renvoyer.

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Mohammed Ben Salman, 33 ans, cultive à l'international la figure d'un moderniste pressé, ouvert aux problèmes sociaux de son pays. Crédit: AFP

Mohammed Ben Salman est, quelque part, un homme de paradoxe. À tout juste 33 ans, le prince héritier du trône des Al Saoud a su, en un temps record, plaire aux investisseurs étrangers, cultiver à l’international la figure d’un moderniste pressé, et renvoyer l’idée d’un prince ouvert aux problèmes sociaux de son pays. Toute une image. Du moins, celle qui est façonnée à destination de l’Occident, qui a longtemps vu dans le royaume wahhabite une pétromonarchie répressive, obscurantiste et fermée sur son or noir. Le revers de la médaille, lui, renvoie depuis plusieurs mois une autre image de MBS : une guerre et une catastrophe humanitaire au Yémen qui s’éternisent, une diplomatie impétueuse et l’élimination de ses opposants. Dernier fait en date : l’affaire “Jamal Khashoggi”, du nom de ce journaliste…

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