Lotfi Akalay. Tanger à la vie, à la mort

Toute la vie et l’œuvre de ce trublion littéraire est innervée par l’amour de Tanger. Une ville qu’il a décrite, avec humour, sous toutes les coutures. Sur le credo “Qui aime bien, châtie bien”.

Abdeslam Kadiri

Entre Tanger et Lotfi Akalay, c’est une histoire d’amour. Faite d’élans fervents et de doutes récurrents, de transports amoureux et de crises lancinantes, d’inclination et de jalousie… Un corps-à-corps passionné et assumé par l’écrivain et chroniqueur. C’est bien simple, la presque totalité de l’œuvre de Lotfi Akalay tourne autour de Tanger. Dans son dernier recueil, Les Chaises de Tanger (à compte d’auteur, 2018), le trublion littéraire a choisi de donner vie, en photos et courts textes, aux sièges de la ville. Des chaises croisées de-ci de-là, au gré des paseos, à l’entrée d’immeubles, chez des commerçants, des coiffeurs ; des fauteuils de toutes les nationalités (Espagne, Angleterre…), d’époques diverses… Le résultat : un petit ovni qui ressemble autant à Tanger qu’au chroniqueur. “Lotfi, c’est d’abord un regard. Il voit ce que l’on ne voit pas”, dit son amie Christine Keyeux-Schnöller, qui a réalisé les photos sous son œil….

article suivant

Efficacité des vaccins Covid-19 : la bataille des chiffres