Cosumar et Wilmar investissent 350 millions de dirhams dans un nouveau site à Casablanca

Accompagné par le leader mondial du sucre Wilmar, le groupe Cosumar projette de créer une usine de graisses végétales à Casablanca. Ce site, d’un investissement de 350 millions de dirhams, devrait voir le jour au troisième trimestre 2020 a annoncé le sucrier marocain dans un communiqué.  

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Mohammed Fikrat, PDG de Cosumar. Crédit: DR

La première usine de graisses végétales en Afrique va s’implanter à Casablanca. Dans un communiqué, publié le 2 octobre, le sucrier Cosumar, en association avec le géant singapourien Wilmar, a annoncé la création prochaine d’une nouvelle usine destinée à la production de graisses végétales « de spécialités ». Le montant total de l’investissement serait estimé à 350 millions de dirhams. 

La mise en exploitation de cette usine est prévue pour le troisième trimestre 2020. D’une capacité d’accueil prévue pour 35.000 tonnes, la plateforme permettra de servir le marché national, mais sera avant tout destinée à l’exportation. « Avec cette nouvelle installation, les importations actuelles de graisses végétales spéciales seront ainsi limitées et une bonne partie de la production sera consacrée à l’export vers l’Afrique et le Moyen-Orient », souligne le groupe présidé par Mohammed Fikrat.

Création de 300 emplois directs et indirects

Ainsi, est évoquée la création de 150 emplois permanents directs et de 150 emplois indirects. En bénéficiant de l’expertise technique du géant sucrier singapourien, Wilmar, cette unité de production sera dotée d’installations technologiques de dernière génération. « Cet investissement renforcera la compétitivité de nos clients opérateurs agro-industriels nationaux », explique le communiqué de Cosumar. Avant d’ajouter : « Elle contribuera également à la lancée du secteur agroalimentaire et au développement de ses exportations et permettra l’amélioration de la balance des paiements des produits agro-industriels ».

Depuis l’entrée à son capital de Wilmar international, Cosumar a été considéré comme une plateforme pour développer ses opérations dans le sucre. C’est ce qu’a expliqué en 2013 Kuok Khoon Hong, PDG de Wilmar International, à nos confrères de L’Économiste : « Nous pourrons utiliser le surplus de capacité (de Cosumar, ndlr) pour exporter du sucre dans le sud de l’Europe, l’Afrique de l’Ouest et l’Afrique du Nord. Cet investissement nous permettra d’étendre notre empreinte régionale à travers une présence significative dans l’hémisphère ouest. »

En avril 2013, le groupe Al Mada (anciennement SNI), qui détenait Cosumar, avait cédé 27,5% des parts du sucrier marocain au groupe Wilmar. Montant de l’opération : 2,3 milliards de dirhams. La transaction, d’après L’Économiste, marquait l’arrivée d’un premier investisseur asiatique majeur au Maroc.

Cosumar se projette à l’international 

Le communiqué de Cosumar souligne également la volonté du groupe de se développer à l’international. En témoigne l’annonce en 2016 de la mise en exploitation d’une raffinerie de sucre blanc sur le port industriel de Yanbu, en Arabie Saoudite, dès le quatrième trimestre de 2019. Un projet dont la capacité nominale sera de 840.000 tonnes.

Cosumar souhaite également renforcer sa présence en Afrique de l’Ouest. Ainsi, le groupe a annoncé avoir fait son entrée, à hauteur de 55% dans la société Comaguis, une compagnie marocco-guinéenne spécialisée dans le sucre. Cette nouvelle société de conditionnement et de commercialisation de sucre blanc devrait ainsi être opérationnelle lors du troisième trimestre 2019. Situé à un kilomètre du port de Conakry, le site devrait apporter « une offre diversifiée et compétitive de sucre conditionné aux consommateurs guinéens et des pays limitrophes ».

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