Médiouna. La décharge qui cache la forêt

Au centre d’une bataille sans précédent entre la commune de Casablanca et le délégataire Ecomed, l’affaire de la décharge de Médiouna risque désormais d’être tranchée à Washington. En attendant, ces trente ans de déchets, témoins d’une gouvernance inerte, continuent de menacer la ville et ses habitants.

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Quelque 2000 chiffonniers et des milliers de têtes de bétail vivent dans la décharge de Médiouna. Crédit: AIC PRESS

Le feuilleton de la décharge de Médiouna n’est pas près de se terminer. Le dernier épisode remonte au 3 mai 2018, date d’une session tout à fait ordinaire du conseil de la ville de Casablanca. Après maintes tergiversations, les édiles de la capitale économique tapent du poing sur la table en décidant de résilier le contrat avec Ecomed. Il est reproché au délégataire en charge de l’encombrante décharge de Médiouna d’avoir failli à ses engagements. Comme il est de coutume dans une telle situation, les deux parties tentent d’abord de laver leur linge sale en famille pour se quitter à l’amiable. Le premier round se soldant par un échec, la bataille se joue ensuite au tribunal administratif. Déterminée, la commune lance, avant même d’avoir résilié le contrat, un appel à manifestation d’intérêt pour choisir…

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