Les circonstances de la mort de Hayat Belkacem

En pleine reprise du ballet des pateras sur la Méditerranée, la mort de Hayat Belkacem, jeune Marocaine embarquée sur un go-fast clandestin “pour sortir de la misère” suscite l’émotion. Et le fait qu’elle ait été tuée par des balles de la Marine marocaine, des interrogations.

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Les patrouilleurs B-200 de la Marine royale font partie des bâtiments militaires affectés à la lutte contre l'émigration clandestine. Ici, un patrouilleur de type Osprey 55. Crédit: Forum FAR Maroc

Lencre de l’espoir s’est asséchée”. C’est par ce vers que Hayat Belkacem, 20 ans, étudiante en deuxième année de droit, accueillait les visiteurs sur son profil Facebook. La jeune femme native de Tétouan a péri le 25 septembre, mortellement blessée à l’abdomen par les tirs de la Marine royale marocaine sur l’embarcation qui devait la conduire en Espagne alors qu’elle se trouvait au large de Fnideq. Son décès a été constaté à l’hôpital de Mdiq, où ont également été transportés trois autres Marocains blessés, candidats eux aussi à l’émigration clandestine. L’un d’entre eux, originaire d’Al Hoceïma, a été transféré à Rabat dans un “état critique, le bras amputé”, a indiqué à l’AFP le président de l’Observatoire du nord pour les droits de l’homme, Mohamed Benaïssa.

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