Fouad Laroui : « Ce n’est pas un morceau de baghrir qui va faire vaciller l’Etat » – Telquel.ma

Fouad Laroui : "Ce n'est pas un morceau de baghrir qui va faire vaciller l'Etat"

Pourquoi les islamistes et les conservateurs montent-ils souvent au créneau pour s’opposer à l’utilisation de la darija sous couvert de sacralité de la langue arabe ? Pourquoi considère-t-on comme inférieure une langue que tout le monde parle ? L’écrivain Fouad Laroui, auteur du Drame linguistique marocain, répond à nos questions sur ce sujet si clivant.

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D’ordinaire calme, la rentrée scolaire a cette fois-ci été particulièrement houleuse. En cause, quelques vocables en darija (“baghrir”, “briouate” et “ghriyba”) ont été introduits dans un manuel scolaire. Levée de boucliers indignés, attitudes outrancières… la polémique est telle que le Chef du gouvernement, piqué au vif, a déclaré ceci à la MAP : “On ne peut pas tolérer la présence d’expressions, de phrases ou de paragraphes en darija dans les manuels scolaires.” Pourquoi la darija est-elle si clivante ? Pourquoi le dialecte marocain ne peut-il pas devenir une langue officielle, à l’instar de l’amazigh ? Car “qu’est-ce que le tamazight sinon la darija des amazighophones ?”, pointe à juste titre l’écrivain Fouad Laroui, prix Goncourt de la nouvelle en 2013. Peu disert dans les médias sur le sujet — la cacophonie n’étant pas propice au débat —, l’auteur du Drame linguistique marocain, essai publié en 2010 aux éditions Zellige et Le Fennec, revient dans cette interview sur les causes de ce mépris pour la darija ainsi que sur le phénomène de la diglossie — l’existence d’une langue supérieure écrite.

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