Viande verte : L'ONSSA droit dans ses bottes

Viande verte : L'ONSSA droit dans ses bottes

Suite aux examens de l'Office national de sécurité sanitaire des produits alimentaires (ONSSA) sur la qualité de la viande à l'occasion de l'Aid Al Adha, le ministère de l'Agriculture se montre rassurant. Plusieurs familles se sont plaintes de la couleur verte de leur viande et de son odeur nauséabonde.

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Viande verdâtre, en provenance d'un mouton sacrifié 48 heures plus tôt à l'occasion de l'Aid 2018. Crédit: TelQuel

2.600. C’est le nombre de carcasses et d’abats de moutons examinés à l’occasion de l’Aid Al Adha par les vétérinaires de l’ONSSA, informe le 28 août le ministre de l’Agriculture dans un communiqué. «Suite à cet examen, il s’est avéré que la majorité des cas ne concernent que des maladies parasitaires et des inflammations qui n’impactent nullement la santé des bêtes», affirme le document.

Selon la même source, «les services de l’ONSSA ont été mobilisés tout au long de la période de l’Aid Al Adha pour répondre aux plaintes des citoyens notamment via les réseaux sociaux, le centre de relations de l’ONSSA, ou encore à travers les numéros de téléphone des différents médecins et techniciens vétérinaires».

Dans ce sens, le ministère de l’Agriculture précise que l’organisme sanitaire a répondu à plus de 3.300 appels entre le 22 et le 25 août. 900 d’entre eux portaient sur des conseils et des renseignements aux citoyens. Suite à des plaintes de consommateurs sur la qualité de la viande, les vétérinaires de l’ONSSA se sont déplacés chez plus de 400 familles sur l’ensemble du territoire national en vue de mener les examens nécessaires.

Le mouton de l’Aid à la poubelle

Cette communication du département d’Aziz Akhannouch intervient après que plusieurs familles aient déclaré, sur les réseaux sociaux et dans les médias, avoir jeté leur viande de mouton. Un reportage de la chaîne nationale 2M montre notamment des Casablancais se rendre aux abattoirs communaux de la ville pour déposer plainte après avoir constaté le changement de couleur de la viande ainsi que son odeur nauséabonde.

«Le lendemain de l’Aid, lorsque nous avons découpé la carcasse pour la mettre dans le réfrigérateur, nous avons constaté que la chair était devenue verte et accompagnée d’une mauvaise odeur », décrit l’une des victimes rencontrées par les journalistes de la chaîne.

Jointe par TelQuel, une famille de l’agglomération casablancaise raconte également ses mésaventures, images à l’appui : « Nous avons égorgé cinq moutons à l’occasion de l’Aid. La viande de quatre d’entre eux est devenue verte dès le lendemain. L’odeur était horrible. Des vers blancs sont apparus sur l’un des moutons. Nous avons tout jeté, à l’exception du cinquième. C’est le seul qui n’était pas marqué. Nous n’avons pas déposé de plainte auprès de l’ONSSA, car nous n’avons pas gardé les boucles d’oreilles. Nous les avions jetées au moment de faire cuire les têtes de mouton. »

Ces cas de putréfaction de viande ont été relevés malgré les mesures prises par le ministère de la Santé et les agents de l’ONSSA en prévision de l’Aid. En effet, 6,7 millions de têtes avaient été numérotées pour assurer leur suivi. Des comités de l’ONSSA s’étaient notamment déplacés dans les fermes pour réaliser des examens approfondis et des prélèvements d’échantillons de fourrage, ainsi que le contrôle des médicaments vétérinaires.

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