Le programme de la visite au Maroc de Ferid Belhaj, vice-président de la Banque mondiale

Nommé le 1er juillet dernier, le nouveau vice-président de la Banque Mondiale pour la région MENA a entamé le 27 juillet une visite de trois jours au Maroc. Au programme : des rencontres avec des membres du gouvernement et des acteurs du secteur privé, mais également la signature d'un accord sur le Registre national de la population.

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Ferid Belhaj et Mohamed Benchaaboun (au centre) le 27 aout au Maroc. Crédit: @MarieMarieNelly / Twitter

Pour son premier déplacement au Maroc, le vice-président tunisien du Groupe de la Banque mondiale pour la région Moyen-Orient et Afrique du Nord (MENA), Ferid Belhaj, rencontrera notamment le chef du gouvernement Saâd Eddine El Otmani, des membres du gouvernement, ainsi que des responsables nationaux et locaux, des représentants du secteur privé et de jeunes chefs d’entreprise. Il a déjà été reçu le 27 au matin par le nouveau ministre des Finances Mohammed Benchaâboun, ainsi que son secrétaire général Zouhair Chorfi, précisent nos confrères du 360.ma.

Au menu des discussions, « la nécessité d’investir dans le capital humain, les technologies innovantes et les infrastructures, trois axes importants pour placer le Royaume sur une stratégie de croissance inclusive et préparer les Marocains au monde de demain », précise un communiqué. La Banque mondiale souhaite notamment appuyer le Maroc « dans sa volonté d’investir prioritairement dans la petite enfance, l’amélioration de la qualité de l’éducation et l’élargissement de l’accès aux soins de santé et à des programmes de protection sociale efficaces », mais également soutenir l’entrepreneuriat, dans une logique de meilleur accès des jeunes au marché du travail.

Accord maroco-indien pour développer le RNP

Accompagné de Marie-Françoise Marie-Nelly, directrice des opérations de la Banque mondiale pour le Maghreb, Ferid Belhaj a également assisté à la signature d’un mémorandum d’entente entre le ministère de l’Intérieur marocain et l’Institut de technologie de l’information de Bangalore-Inde, portant sur la conception et le développement d’une plateforme logicielle open source modulaire dénommée « MOSIP », qui constituera le noyau du système de gestion du Registre national de la population (RNP). Ce dernier assurera au profit du Registre social unique (RSU) la fiabilité des données d’identification et les services d’authentification des bénéficiaires des programmes sociaux.

Pour rappel, le RSU est un projet de grande base d’identification de la population visant à encadrer la distribution des aides directes et enclencher la décompensation des matières premières, inspiré du programme indien Aadhaar qui bénéficie à 1,2 milliard d’habitants nécessiteux. Il devrait être opérationnel en 2020 et a déjà bénéficié d’un prêt de 100 millions de dollars de la Banque Mondiale, qui a par ailleurs « facilité un échange sud-sud avec le gouvernement indien pour le développement du RNP et fournit un appui technique à travers l’Initiative d’identification pour le développement (ID4D) ».

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L’ID4D aide les pays à mettre en place des systèmes d’identification numérique qui rendent le ciblage et d’une manière plus large les programmes de protection sociale plus efficients. Concrètement, « l’Institut international de technologie de l’information de Bangalore est mandaté pour assurer le secrétariat et la coordination technique avec le ministère de l’Intérieur », précise le communiqué.

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