Accès au stade, accréditations, sécurité… les couacs de la Supercoupe espagnole

Tanger a abrité le 12 août la Supercoupe d'Espagne, disputée pour la première fois en dehors de la péninsule ibérique. L’organisation du match au Maroc a cependant connu plusieurs fausses notes, notamment au niveau de l'accès des supporters au stade.

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AFP

Le match de la Supercoupe, opposant deux grandes équipes comme le FC Barcelone et Séville FC , le 12 août prochain dans le magnifique Grand Stade de Tanger, permettra au public marocain de savourer et d’apprécier le beau football », promettait Fouzi Lekjaâ, lors de la conférence de presse tenue le 7 août dernier à Rabat, au siège de la Fédération royale marocaine de football (FRMF), avec son homologue espagnol Luis Rubiales. Ce n’est pas l’avis de nombreux supporters. Certains, bien que munis de billets, ont d’ailleurs fini par renoncer à assister au match.

Remportée par le Barça (2-1), la rencontre dont la tenue à Tanger avait été annoncée il y a moins d’un mois a connu son lot de couacs. Sur les réseaux sociaux, plusieurs supporters ont affirmé avoir rencontré des difficultés pour accéder au stade et pour en sortir, images à l’appui. «Une heure avant le coup d’envoi, le stade n’est même pas à moitié rempli et des milliers de supporters encore bloqués à l’extérieur. Encore une fois la FRMF n’a pas compris que ce n’est pas à la police d’organiser le flux d’entrée au stade. Même pas capables n’organiser un seul match… », déplore un internaute sur Twitter.

Mohamed Idrissi, lui, affirme qu’il s’est fait voler des billets du match à l’entrée du stade. Avec ses deux «petits cousins qui ont failli s’étouffer», il a finalement décidé de ne plus assister à la rencontre.

Tatyana Campillo, l’épouse du défenseur sévillan Sergio Escudero Palomo, a également déploré sur Instagram l’organisation «lamentable » du match au Maroc.

Du côté de la presse espagnole venue couvrir l’événement, les avis sont partagés. «Globalement, l’organisation était assez bonne à mon avis. Le traitement qu’on nous a réservé et les centres des médias étaient bien. Le système de retrait des accréditations était toutefois compliqué, cela pourrait être amélioré», explique à TelQuel Álvaro Ochoa Guerrero, journaliste à El Diario de Sevilla.

«Le wifi a également besoin d’être amélioré. Et puis il faudrait mettre aussi des bouchons pour les oreilles sur les tables de la tribune presse. La tribune doit d’ailleurs être plus haute que ça, on ne voit pas tout d’ici», poursuit-il.

L’entraîneur de Séville, pas reconnu pas la sécurité 

«Le retrait des accréditations était très rude pour nous. Nous avons eu du mal à arriver sur le site où le retrait était prévu et avons dû demander à plusieurs policiers et beaucoup de personnes pour le retrouver», raconte de son côté Andros Lozano, journaliste à El Espanol.

Selon ce dernier, après la rencontre et la remise du trophée au Barça, l’entraîneur du Séville FC a été empêché d’accéder à la conférence de presse programmée aux côtés de son homologue catalan, Ernesto Valverde.

«Curieusement, l’entraîneur de Séville n’a pas été reconnu par les agents de sécurité marocains à l’entrée de la conférence de presse. Comme il n’avait pas son accréditation sur lui, ils ne l’ont pas laissé entrer dans  la salle où la conférence de presse était prévue. Ce malentendu n’a pas été apprécié par l’équipe de Séville. Valverde, qui est plus connu comme figure, n’a lui eu aucun problème», nous relate ce journaliste.

Déjà, avant le coup d’envoi, le quotidien espagnol El Mundo parlait d’une «opération maquillage» organisée à Tanger pour nettoyer la ville de ses mendiants. Pour l’heure, les autorités marocaines n’ont pas réagi aux critiques qui leur ont été adressées.

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