Remaniement ministériel en Arabie Saoudite : Mise en place d'un ministère de la Culture "à part entière"

Remaniement ministériel en Arabie Saoudite : Mise en place d'un ministère de la Culture "à part entière"

Les autorités saoudiennes ont annoncé, samedi 2 juin, un remaniement ministériel avec la mise en place d'un ministère de la Culture "à part entière" dans le royaume ultraconservateur, actuellement engagé dans des réformes sociétales.

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Le prince héritier d'Arabie saoudite Mohammed Ben Salmane Crédit: AFP

Il s’agit du deuxième remaniement depuis la nomination, en juin 2017, de l’héritier du trône Mohammed ben Salmane, fils du roi Salmane et également vice-premier ministre et ministre de la Défense. Selon l’agence officielle SPA, Bader ben Abdallah, un prince lié, selon le New York Times, à l’achat d’un tableau de Léonard de Vinci, a été nommé ministre de la Culture. Un portefeuille ministériel devenu à part entière après avoir été scindé de celui de l’Information.

En 2017, le New York Times avait, en effet, affirmé que le prince Bader ben Abdallah, un proche du prince héritier, aurait passé les ordres auprès de la maison d’enchères Christie’s, qui a organisé la vente du tableau du Christ intitulé « Salvator mundi » (Sauveur du monde) pour 450 millions de dollars.

Lire aussi : Mohammed Ben Salmane à coeur ouvert dans le New York Times

Deux autres nouveaux ministres ont été nommés: Ahmed ben Souleiman al-Rajhi, un ingénieur et homme d’affaires, à la tête du ministère du Travail et du Développement social, et Abdellatif ben Abdel Aziz Al-cheikh à la tête de celui des Affaires islamiques. Le ministère de l’Information, quant à lui, reste régi par Awwad al-Awwad.

Des réformes « limitées »

L’Arabie saoudite s’est engagée, sous l’impulsion du prince héritier, dans une série de réformes visant à une plus grande participation dans la vie économique et sociale des femmes, autorisées par exemple à conduire dans le royaume, à partir du 24 juin, mais restant sous tutelle masculine. Le prince héritier a également levé l’interdiction des salles de cinéma, autorisé les concerts mixtes et réduit les pouvoirs de la police religieuse, longtemps redoutée dans le royaume régi par une version rigoriste de l’islam.

Mais l’Arabie saoudite, qui abrite les deux premiers saints de l’islam, la Mecque et Médine, ne reconnaît pas le droit des non-musulmans à pratiquer leur religion en public et punit sévèrement l’apostasie ou le blasphème. L’arrestation ces dernières semaines de plusieurs défenseurs des droits de l’Homme, dont des femmes, a en outre reflété les limites des réformes opérées.

Le royaume a par ailleurs annoncé, ce samedi 2 juin, avoir mis en place une commission royale pour la ville sainte de la Mecque, qui accueillera en août des millions de musulmans pour le grand pèlerinage annuel. La commission sera présidée par le prince Mohammed. Aucun autre détail n’a été fourni pour le moment sur ce projet.

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