Hakim Benchamach: “Je ne suis pas une marionnette”

Le nouveau secrétaire général du PAM revient sur son élection et sur l’avenir du PAM dans une scène politique difficilement lisible. Il évoque aussi les différends avec les islamistes, le rôle de son parti au sein de l’opposition, le Hirak du Rif et la campagne de boycott.

Par

Le Conseil national du Parti authenticité et modernité (PAM) 
a élu, le 26 mai, Hakim Benchamach, membre du Bureau politique, comme nouveau secrétaire général. Crédit: Rachid Tniouni/TELQUEL

Ramadan oblige, le nouveau numéro 1 du PAM et président de la Chambre des conseillers nous reçoit, passées 21 heures, au siège du parti à Rabat. Issu du “clan des gauchistes” du parti du tracteur, Hakim Benchamach n’aime pas trop s’attarder sur ses années de plomb à lui. Fils d’un militant rifain torturé au lendemain de l’indépendance, il a goûté aux geôles de Hassan II dans les années 1980 et son frère aîné a été exilé politique pendant quinze ans. L’ancien professeur de droit préfère toujours passer à autre chose, à plus important: son élection à la tête du PAM, deuxième parti du pays après les islamistes du PJD. Le jour du vote, la cadette de ses deux filles lui a souhaité… d’échouer, nous raconte-t-il, pour rendre compte de l’immense tâche qui l’attend. Il s’agit…

article suivant

5 avril, 21h : 31 nouveaux cas d'infection confirmés, 1021 au total