Coup de gueule: la malhama de la honte

Chanteurs, comédiens, sportifs, journalistes et quelques figures lambda donnent de la voix en soutien à la candidature marocaine pour l’organisation du Mondial 2026. Treize minutes d’un énorme n’importe quoi orchestré par l’inénarrable Saïd Naciri.

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Sur une composition rêche et faussement mélodique, les figurants-chanteurs réunis par Saïd Naciri entonnent 
un texte spécieux, véritable hymne 
à la médiocrité. Crédit: DR

Une malhama, deux sens. Le premier est apocalyptique puisqu’il renvoie au Dernier jour, à un massacre généralisé, au triomphe de la communauté musulmane sur les infidèles. Le deuxième se résume en un ensemble de textes chantés ou pas, célébrant l’héroïsme de personnes hors du commun, évoquant des aventures extraordinaires. Dans les deux cas, la malhama a ses assises. Et puis, il y a l’autre sens, ce gros troisième sens que nous avons découvert la semaine dernière. Une sorte de secousse tellurique qui, après son passage, brouille tous les codes, entremêle toutes les références. Un peu comme le ferait un agent provocateur dont la mission première est d’infiltrer dans le but de piéger. Ici, il est campé par un ancien banquier converti à la comédie sous toutes ses coutures. Du stand-up il s’aventure dans la sitcom et le cinéma en s’improvisant scénariste, dialoguiste, réalisateur et producteur. Saïd…

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