Critique: télévision, la cagade des gens heureux

A l’approche du ramadan, la télévision marocaine promet monts et merveilles aux téléspectateurs. Et chaque année, le pétard éclate mou, à quelques minces exceptions. Plongée dans un univers de la débrouille.

Par

Les spectateurs 
râlent mais regardent. Peut-être pour voir jusqu'où peut aller 
la bêtise.

Quel âge a le ramadan, mois pendant lequel le prophète Mohammed reçoit la première des révélations du Coran? La réponse est dans la question? Soit, mais les ambianceurs de la télévision marocaine dite grand public n’ont apparemment pas eu vent de ce fait ancestral. Pour preuve, ils ont l’air d’être pris de court à chacune des éditions de cet épisode de jeûne pourtant annuel. Du coup, ils sont à la bourre, s’y prenant souvent à la dernière minute pour combler des heures et des heures de programmes censés divertir et marquer les esprits. Avec l’externalisation vers les maisons de production, ces bonnes habitudes sont loin d’être bouleversées. Pour boucler les tournages, on bâcle à souhait. En amont, les choix sont opérés sur papier dans la foulée des appels d’offres imposés par les derniers cahiers des charges. Juger sur pièce ? Pas le temps, pardi ! Des enregistrements pilotes ? Que nenni ! Des…

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