Terrains synthétiques: Faut-il avoir peur des petites billes noires?

Depuis plusieurs mois, la presse internationale s’inquiète des conséquences sanitaires des granulats de caoutchouc qui stabilisent les terrains de football synthétiques. Qu’en est-il au Maroc où ces infrastructures sont très populaires ? Enquête.

Par

En 2006, la Fédération royale marocaine de football (FRMF) a choisi d’équiper 16 clubs de Botola d’arènes artificielles. L’expérience a tourné au fiasco. Crédit: DR

Le crochet de l’attaquant soulève une première gerbe noirâtre. La frappe qu’il déclenche s’accompagne d’une deuxième. Le gardien de but se détend. Du bout des doigts, il empêche le ballon de se loger dans sa lucarne droite. Il retombe sur le sol, sa chute est amortie par les boulettes de caoutchouc disséminées entre les brins d’herbe en plastique. Un matelas salvateur… s’il n’en profitait pour pénétrer sa chevelure, s’infiltrant dans le moindre interstice entre vêtements, chaussettes ou chaussures — sans parler d’une éventuelle rencontre avec les yeux ou les plaies. Autant de contacts soupçonnés d’avoir provoqué 253 cancers (principalement des lymphomes et des leucémies) ainsi que 40 décès aux États-Unis, selon des chiffres recueillis par la championne du monde de football Amy Griffin.

Inquiétudes mondiales

Ces conclusions ont été largement reprises par les médias outre-Atlantique, où l’on dénombre plus de 13 000 pelouses artificielles. Nos confrères de So Foot leur ont emboîté le pas en publiant une longue enquête sur…

article suivant

Chute de 75% du trafic autoroutier pour ADM