Grève de l'enseignement supérieur: Amzazi pour un débat "positif et productif"

Le ministre de l'Education nationale Saïd Amzazi explique n'avoir reçu aucune demande de rencontre de la part de syndicats, dont un a appelé à une "grève nationale".  Le ministère dément aussi tout échec du dialogue avec les syndicats sectoriels.

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Le ministre de l’Education nationale, Saïd Amzazi, a affirmé n’avoir reçu aucune demande de rencontre de la part du syndical marocain de l’enseignement supérieur et de la recherche scientifique (SNEsup), avant l’annonce de l’organisation d’un sit-in de protestation devant le siège de son département.

Pour rappel, le SNEsup avait annoncé son intention d’organiser une grève nationale les 14 et 15 mars, réclamant notamment la hausse des salaires des enseignants-chercheurs, selon nos confrères de Medias24.

Dans un communiqué publié en réponse à ce qui a été véhiculé par des médias électroniques et des réseaux sociaux concernant « l’échec du dialogue avec les syndicats sectoriels« , le ministère dénonce des « informations erronées« . Il affirme par ailleurs que le dialogue avec les syndicats les plus représentatifs du secteur de l’éducation nationale a été « positif« , et marqué par « un esprit de responsabilité ».

Durant ce dialogue, « les deux parties ont évoqué tous les dossiers revendicatifs et décidé de poursuivre les discussions dans le cadre des commissions thématiques créées à cette fin et d’adopter une approche participative afin de relever les défis auxquels fait face le système éducatif, conformément à la vision stratégique 2015-2030« , ajoute la même source, citée par MAP.

Saïd Amzazi a réitéré sa volonté d’engager un dialogue « positif et productif » avec les syndicats les plus représentatifs en vue de promouvoir le rôle des acteurs pédagogiques et d’améliorer leurs conditions de travail, tout en prenant en considération l’intérêt des élèves et des étudiants.

Son département appelle les médias à soutenir les efforts déployés à cet égard et à se mobiliser aux côtés de toutes les potentialités de la société pour promouvoir le système d’éducation, de formation et de recherche scientifique et rétablir la confiance dans l’école marocaine, conclut la même source.

Avec MAP

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