Khalil Hachimi Idrissi : “On n’attend pas d’une agence de presse gouvernementale qu’elle joue la mouche du coche”

Le directeur général de la MAP dresse le bilan de ses sept années à la tête de l’agence gouvernementale, défendant avec conviction une institution modernisée, bien que parfois perçue comme un vecteur de propagande. Prochaine étape ? MAP TV, quitte à marcher sur les plates-bandes de l’immuable pôle public. 

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Khalil Hachimi Idrissi, directeur général de la MAP - Crédit : Archives KHI

Franchis les tourniquets surannés dans le hall de marbre de l’agence rbatie, Khalil Hachimi Idrissi reçoit dans son immense bureau du cinquième étage. Le “dong” signalant la publication d’une dépêche, bien connu des rédactions marocaines et autres décideurs abonnés à la MAP, rythme la conversation. “KHI” suit le fil de l’agence sur un écran dédié d’un coin de l’œil. À la tête d’une entreprise publique composée de 300 agenciers, le fondateur d’Aujourd’hui Le Maroc a gardé ses réflexes de journaliste. Un journaliste “patriote”, au “service de Sa Majesté”. “Nous sommes une agence de presse qui est au service de l’État et du gouvernement,” assume-t-il, comme le rôle de ses correspondants à l’étranger pour appuyer la diplomatie. Sur le fond, il dit aussi sa fierté d’avoir introduit le pluralisme politique et culturel dans la production…

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