Deux millions d'emplois d'ici 2025, esprit d'entreprise, hôpitaux de proximité... les promesses du RNI

Le président du Rassemblement national des indépendants (RNI), Aziz Akhannouch a détaillé samedi à Agadir l'offre politique et le programme de développement prôné par sa formation: éducation, emploi, santé avec des mesures précises.

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Crédit: RNI

Le RNI boucle ce week-end à Agadir les rassemblements régionaux qu’il a commencé à organiser depuis un an. Devant un auditoire drapé de la couleur bleue, le président de la formation Aziz Akhannouch a consacré cette 13e et ultime étape de son tour de régions à décliner des propositions « adaptées aux hautes orientations de Sa Majesté qui a appelé toutes les forces vives de la nation à contribuer au débat sociétal« , introduit-il sous les applaudissements de 3.500 congressistes.

Le patron des bleus a ainsi livré au public comment son parti perçoit le « modèle de développement national » que Mohammed VI avait remis en question lors de son discours du 13 octobre 2017 devant le parlement. Les propositions du RNI reposent sur trois axes.

En tout premier lieu l’éducation. Le parti promet de « lutter contre l’abandon scolaire, de veiller sur la généralisation de l’enseignement préscolaire et la promotion des écoles en milieu rural« . Sur le volet opérationnel, Aziz Akhannouch dit vouloir s' »engager en faveur de l’amélioration des conditions de travail des enseignants« . Parmi les moyens à même d’atteindre cet objectif, il déclare qu' »il faut équiper toutes les écoles du pays en matériels informatiques« .

D’autres part, l’actuel ministre de l’Agriculture s’est positionné en faveur de « la mise à niveau du système universitaire et de la formation professionnelle« . Cela passe, d’après lui, par « une réforme universitaire globale et la révision du système d’orientation dans les universités« .

Sur ce volet, l’autre proposition d’Akhannouch est d' »‘intégrer l’esprit d’entreprise dans les cursus des universités marocaines » ainsi que celle de « créer des facultés d’enseignement au profit des futurs enseignants« . Il a ajouté que son parti plaide pour « former dans cinq an 1 million de jeunes actuellement non-diplômées et dépourvues de compétences précises« .

Booster l’auto-entreprise

S’agissant de l’offre de travail, le RNI parie sur « la création de deux millions d’emplois à l’horizon 2025 » annonce son chef sous l’acclamation des congressistes. Pour y arriver, le parti souhaite miser sur « la promotion du secteur privé, le renforcement des infrastructures et l’encouragement des domaines des services, de l’industrie et de la formation des jeunes« .

Les propositions d’Akhannouch pour concrétiser cela se concentrent notamment sur le secteur des services. Il « sert de grand réservoir pour la création d’emplois » expliquait-il. Dans sa vision, le ministre de l’Agriculture considère qu’il y a lieu d' »encourager les jeunes à auto-entreprendre« .

Enfin, le président du RNI a déclaré vouloir « rétablir la confiance des investisseurs dans le climat des affaires dans le pays« . Et pour y arriver il convient selon lui de « poursuivre la réforme des centres régionaux d’investissement (CRI) » et de « renforcer les infrastructures de production et de logistique« .

Santé : Promesses de soigner un secteur malade

Le RNI assure vouloir aller dans le sens de « la maîtrise du parcours de soin » et de « la promotion d’un système de « médecine de famille« . Son président explique que cela « permettra aux citoyens d’accéder au centre de santé le plus proche de chez eux et faire baisser la pression sur les hôpitaux« .

Le projet qu’il souhaite porter vise la refonte des centres de proximité et dispensaires à l’échelle nationale. « Nous voulons qu’ils soient standardisés dans toutes les régions« , préconise-t-il. Sa proposition est de les affilier à « de futures maisons de santé en partenariat avec les collectivités locales« .

S’agissant du personnel médical, le RNI va dans le sens de l' »encouragement des médecins à travailler dans les régions rurales et reculées« . Il propose aussi de « créer une faculté de médecine dans chacune des 12 régions« . Une fois cet objectif atteint, il sera question de « mettre en place un quota d’accès aux ressortissants de chaque région pour garantir l’égalité entre territoires » explique-t-il.

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