Le prix Goncourt décerné à Eric Vuillard pour "L'ordre du jour" (jury)

Le prix Goncourt, le plus prestigieux des prix littéraires du monde francophone, a été décerné lundi à Eric Vuillard pour "L'ordre du jour", a annoncé le jury présidé par Bernard Pivot.

Par

Eric Vuillard reçoit le prix Goncourt pour « L’Ordre du jour », le 6 novembre 2017. ERIC FEFERBERG/AFP

Le prix Goncourt, le plus prestigieux des prix littéraires du monde francophone, a été décerné lundi à Eric Vuillard pour « L’ordre du jour », a annoncé le jury présidé par Bernard Pivot.

« L’ordre du jour » (Actes Sud) est un récit saisissant sur l’arrivée au pouvoir d’Hitler, l’Anschluss et le soutien sans faille des industriels allemands à la machine de guerre nazie. « On est toujours surpris, fatalement. Ca me fait extrêmement plaisir », a réagi Eric Vuillard, qui succède à Leïla Slimani au palmarès.

Des quatre finalistes du Goncourt, l’auteur de 49 ans était le seul auteur dont le livre n’est pas sorti lors de la rentrée d’automne mais au printemps. « L’ordre du jour » s’est imposé au 3e tour de scrutin, par 6 voix contre 4 à « Bakhita » de Véronique Olmi. Les deux autres auteurs en lice étaient Alice Zeniter pour « L’art de perdre » et Yannick Haenel pour « Tiens ta couronne ».

Eric Vuillard a une façon unique de se glisser dans les coulisses de l’Histoire pour donner à ses lecteurs une autre grille de lecture d’événements a priori archi-connus. Après la chute de l’empire Inca (« Conquistadors », 2009), la conquête coloniale (« Congo », 2012) et la Révolution française (« 14 juillet », 2016), « L’ordre du jour » est l’occasion de revisiter l’arrivée au pouvoir des nazis. Orfèvre en écriture, l’auteur a choisi de raconter l’Histoire en insistant sur les détails. Une hérésie ? Sûrement pas ! « La vérité est dispersée dans toute sorte de poussière », écrit-il. En seulement 160 pages, l’écrivain au regard scrupuleux – rien n’est inventé, tout est vrai – embrasse de façon magistrale cette tragédie européenne du XXe siècle. Il prouve que l’histoire est toujours une autre manière de regarder le présent.

Prix Renaudot pour « La disparition de Josef Mengele » d’Olivier Guez

Le prix Renaudot a pour sa part été attribué à Olivier Guez pour « La disparition de Josef Mengele », a annoncé Frédéric Beigbeder. Il s’agit d’un roman hallucinant mais vrai sur les dernières années du médecin tortionnaire d’Auschwitz, Josef Mengele. Olivier Guez, qui succède à Yasmina Reza, s’est imposé après six tours de scrutin.

Enfin, le prix Renaudot Essai a été décerné à Justine Augier pour « De l’ardeur » (Actes Sud).

Avec AFP. 

article suivant

Hakim Benchamach plébiscité à la tête du PAM

Engagez-vous à nos côtés, pour un journalisme indépendant et exigeant.
Abonnement 100% numérique.

Tout TelQuel en illimité

Accédez à tous nos articles sur
ordinateur, tablette et mobile.

Les alertes confidentielles

Recevez par mail, les informations
confidentielles, en avant-première.

Le magazine en numérique

Recevez le magazine TelQuel en format
numérique en avant première.

Abonnement 100% numérique, à partir de 10DH le premier mois, puis 49DH par mois.