Accusé de viol, Tarik Ramadan en Une du journal satirique Charlie Hebdo

Provocation islamophobe ou dénonciation courageuse? La Une de l'hebdomadaire français sur Tarik Ramadan, récemment accusé de viol, fait débat sur la toile.

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Crédits photos : Capture d'écran du site de Charlie Hebdo

Le journal satirique français Charlie Hebdo fait encore parler de lui. En Une de l’édition de cette semaine, l’islamologue et théologien suisse Tarik Ramadan, accusé de viol par plusieurs femmes.

Sur cette Une signée Pierrick Juin, l’intellectuel est représenté avec une énorme érection. Le dessin est accompagné du discours suivant : « Je suis le sixième pilier de l’Islam« . Une couverture qui fait polémique sur les réseaux sociaux.

Si de nombreux internautes saluent le courage de l’hebdomadaire, d’autres s’insurgent, au contraire, accusant Charlie Hebdo d’islamophobie.

 

Rappel des faits

Le 20 octobre dernier, l’écrivaine Henda Ayari a accusé l’intellectuel de viol dans un témoignage publié sur Facebook, évoquant des faits qui remonteraient à 2012 et dont elle avait déjà parlé en 2016 dans son livre « J’ai choisi d’être libre« , mais sans révéler le nom de son agresseur.

Une enquête a été ouverte dans la foulée à Paris portant sur les chefs d’accusation de « viol, agression sexuelle, violences et menaces de mort« , suite à la plainte déposée par Henda Ayari. Mais l’intellectuel suisse dément, via son avocat  Yassine Bouzrou, ces accusations . Ce dernier a d’ailleurs porté plainte contre Henda Ayari pour « dénonciation calomnieuse ».

Trois jours après, une autre victime présumée de Tariq Ramadan s’est exprimée – sous couvert d’anonymat cette fois – au sujet d’un viol qui aurait eu lieu en 2009 et a également déposé plainte. Selon le quotidien Le Monde, la femme dénonce un comportement très violent. « Il a donné un coup de pied dans mes béquilles et s’est jeté sur moi en disant : Toi, tu m’as fait attendre, tu vas prendre cher !« . Suite à quoi, toujours selon Le Monde, la jeune femme aurait reçu des coups au visage, aux bras, ou encore aux seins.

Et les accusations ne cessent pas. Mardi 31 octobre, la RTBF  a diffusé le témoignage d’une femme belge accusant elle aussi l’islamologue de violences sexuelles : « Il m’a ensuite étranglée, j’ai vraiment cru mourir ce soir-là. Ensuite, il m’a violée. J’ai pleuré et il s’est moqué de moi en me disant : « pauvre petite fille ! Tu ne savais pas ce qu’était un homme, et bien maintenant tu sais. C’est ce que tu voulais, non ? ». Il m’a insultée et m’a dit qu’une femme qui n’est pas voilée mérite d’être violée« .

L’intellectuel dément toutes ces accusations et dit être, sur sa page Facebook, « la cible d’une campagne de calomnie« .

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