Bourita au Caire pour dénoncer les pratiques "illégales et provocatrices" d'Israël

Après la lettre de Mohammed VI au secrétaire général de l'ONU, le ministre des Affaires étrangères a plaidé dans le même sens, au Caire, auprès des membres de la Ligue arabe.

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MAP

Nasser Bourita a participé le 27 juillet au Caire, à une réunion d’urgence des ministres des Affaires étrangères du Conseil de la Ligue arabe. La rencontre était consacrée à l’examen à la situation à Jérusalem – particulièrement à la mosquée d’Al Aqsa -, et faisait suite aux « intenses contacts entrepris sur la base de la demande du Royaume de Jordanie, soutenue par plusieurs États membres« , précise un communiqué de la diplomatie marocaine.

« La poursuite par Israël de ses pratiques qui ne respectent nullement ses engagements vis-à-vis de la communauté internationale, notamment la politique de colonisation et ce, en dépit d’une résolution prise par le conseil de sécurité dans ce sens, témoigne de l’urgence d’une action internationale à même d’épargner à la région le risque d’explosion et de conduire les deux parties à la paix et la sécurité, à travers la proclamation d’un État palestinien, dans les frontières du 4 juin 1967, avec Al Qods Est comme capitale« , a souligné Nasser Bourita durant son intervention.

« Ces pratiques illégales et provocatrices des sentiments des musulmans pourraient conduire à un sentiment de haine et dévier la trajectoire de cette crise de la défense des droits politiques légitimes du peuple palestinien à une bataille religieuse ouverte sur l’inconnu, à même de donner lieu à davantage de violence, d’extrémisme et de fanatisme, susceptible d’exploser la situation sécuritaire dans toute la région« , a ajouté le ministre des Affaires étrangères.

Mohammed VI, en tant que président du Comité d’Al Qods, avait adressé le 26 juillet une lettre au Secrétaire général de l’ONU, Antonio Guterres, l’appelant à agir pour amener Israël à annuler ses mesures controversées afin de changer le statu quo. Nasser Bourita a d’ailleurs réitéré le refus du Royaume du Maroc de porter atteinte au caractère historique et légal d’Al Qods Acharif.

Lire aussi : Mohammed VI dénonce la politique israélienne à Jérusalem dans une lettre à Antonio Guterres

L’esplanade des mosquées, troisième lieu saint de l’islam, situé à Jérusalem-Est annexée par Israël, avait été fermée le 14 juillet après une attaque meurtrière contre deux policiers israéliens. La police avait ensuite mis en place aux entrées du site des mesures de sécurité controversées, entraînant le boycott des fidèles musulmans.

Après l’annulation de ces mesures, les autorités politiques et religieuses ont appelé le 27 juillet les Palestiniens à retourner prier à Al Aqsa, l’une des deux mosquées situées sur l’esplanade. Mais peu après l’entrée sur l’esplanade de milliers de fidèles musulmans pour la prière du 28 juillet, des affrontements ont éclaté avec les forces de l’ordre israéliennes. Ces heurts, qui ont eu lieu aussi autour du site, ont fait une centaine de blessés selon le Croissant-Rouge palestinien.

Avec agences

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