Tanger sous le choc après la mort d'un jeune dans un accident de triporteur

Le conducteur du triporteur a été rattrapé par la police alors qu'il avait pris la fuite après l'accident. Le véhicule transportait onze personnes dont la victime.

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Tuktuk
Faudra-t-il prochainement un permis pour conduire un triporteur ? Crédit : Datmater / Flickr

La mort d’un jeune de 17 ans dans un accident de triporteur le 16 juillet à Tanger suscite colère et indignation. La victime était à bord d’un triporteur avec 10 autres passagers qui ont été également blessés dans l’accident. Le conducteur qui se dirigeait vers la plage a perdu le contrôle du véhicule sur une pente à cause de la surcharge. En tentant d’éviter une collision avec un camion, il a heurté le mur d’une école du quartier Al Jirari, dans le centre-ville de Tanger, et provoqué la mort du jeune passager.

Le transporteur qui a pris la fuite a été arrêté ce mardi 18 juillet dans le quartier de Beni Makada, et placé en garde à vue selon nos confrères du 360.ma. Une enquête a été ouverte sous la supervision du parquet.

Le décès du jeune garçon a enflammé l’opinion publique à Tanger, « les triporteurs ont été autorisés pour booster l’activité commerciale dans les villes et permettre aux gens d’avoir une source de revenue, mais là ils prennent la place des taxis », s’agace Mustapha Herrak, directeur du centre d’immatriculation à Tanger, au micro de la chaine Medi1tv.

Dans une déclaration émouvante à nos confrères du site Febrayer, la maman du défunt a déclaré, en larmes, qu’elle ne pardonnerait jamais au conducteur. « On ne conduit pas de la sorte sur une pente avec des êtres humains à bord. (…) C’est scandaleux, comment pourra-t-on prendre de tels risques? », interroge-t-elle.

Sur les réseaux sociaux, plusieurs internautes déplorent le non-respect de la loi par les conducteurs de triporteurs. Sur Tanger 24, premier site local d’information, une grande partie des commentaires pointent du doigt le conducteur du triporteur, qui « n’a pas respecté la loi » selon eux. D’autres accusent les autorités « de ne pas accomplir leur travail de contrôle comme il le faut ».

Sur Facebook, Abdelouahid Stitou, correspondant du site Hespress à Tanger, commente ainsi la mort tragique du jeune homme: « si la pauvreté était un homme, je l’aurais tué immédiatement. Elle a poussé 13 enfants à prendre un triporteur pour des moments de joie innocents à la plage, qu’ils pouvaient rejoindre à travers des moyens plus sécurisés s’il n’étaient pas pauvres« .

En 2016 le gouvernement avait promulgué un nouveau Code de la route. Cette législation avait mis en place un permis pour les conducteurs de triporteurs, et de quads dépassant les 50 cm3. La loi exige pour les conducteurs de ces véhicules un permis B. Le permis A, lui, reste valable pour les deux roues ayant une puissance de plus de 50 cm3.

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