Manif pro-Hirak dispersée à Rabat : la Wilaya accuse des manifestants de simuler les évanouissements

La wilaya de Rabat estime que l'intervention policière de samedi lors d'une manifestation de femmes en solidarité avec les détenus du Hirak est conforme à la loi. Les militants avaient dénoncé un usage excessif de la force.

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Crédit: Rachid Tniouni

Après l’émoi suscité par la dispersion musclée à Rabat d’une manifestation de femmes solidaires avec le Hirak, les autorités apportent leur version des faits et défendent la légalité de leur action. Selon un communiqué de la wilaya publié le 9 juillet, le rassemblement de samedi représentait « une atteinte à la sécurité publique ». D’après la même source, des manifestants ont « simulé » les évanouissements imputés à l’intervention de la police.

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La wilaya explique que le rassemblement a été dispersé en application des dispositions du dahir N°1.58.377, publié le 15 novembre 1958, relatif aux rassemblements publics. Les autorités précisent qu' »un représentant des forces a demandé (…) aux personnes présentes de mettre fin à ce rassemblement« .

« Certaines personnes parmi les manifestants ont refusé d’obtempérer et prémédité de provoquer et d’agresser verbalement et physiquement les éléments des forces publiques qui ont été contraintes, en coordination avec le parquet général compétent, d’intervenir pour disperser cet attroupement« , ajoute la wilaya.

Le communiqué accuse aussi certains manifestants d’avoir « simulé l’évanouissement en s’écroulant par terre« , ajoutant que les services de la protection civile sont intervenus pour les transporter à l’hôpital Ibn Sina qu’ils ont aussitôt quitté.

Les manifestants, dont de nombreuses femmes, réclamaient la libération des détenus du Hirak du Rif, notamment la jeune activiste Silya Ziani actuellement incarcérée à la prison d’Oukacha à Casablanca.

Selon des témoins, la dispersion de la manifestation aurait fait une dizaine de blessés, dont plusieurs femmes. Parmi les victimes : un photojournaliste du site d’information Lakome et Abdelaziz Nouidi, avocat et universitaire. Des vidéos diffusées sur les réseaux sociaux ont montré des scènes de violence contre les manifestants.

Ilias Khalafi 

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