Le HCP prévoit 4% de croissance pour l'année 2017

En 2017 la croissance devrait être encore tirée par les activités agricoles et particulièrement par les bonnes performances de la production céréalière.

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Ahmed Lahlimi Alami
Ahmed Lahlimi Alami, le haut-commissaire au Plan. Crédit : Rachid Tniouni

La croissance du Maroc devrait s’accélérer après une année 2016 bouclée à 1,6%. C’est l’une des leçons à tirer de la conférence donnée par le Haut-commissaire au plan, Ahmed Lahlimi, le 5 juillet à Casablanca.

Lors de son intervention, le Haut-commissaire a annoncé que son institution avait revu à la hausse ses prévisions de croissance pour l’année 2017. Celles-ci se situent désormais à 4% alors que le HCP avait annoncé une croissance de 3,5% au mois de janvier.

Par ailleurs, sur la période 2011-2016, la marge d’erreur sur les prévisions de croissance du HCP n’a pas dépassé, en moyenne, 0,17 point. Le taux de croissance annoncé par le Haut-commissariat au plan s’aligne désormais sur celui de la Banque mondiale qui avait, elle aussi, pronostiqué 4% dans un rapport rendu public au mois de janvier. Ces deux pronostics sont moins optimistes que celui du gouvernement qui, dans le projet de loi de Finances 2017, annonçait une croissance de l’ordre de 4,5%.

Une croissance essentiellement tirée par l’agriculture

Cette révision à la hausse s’explique tout d’abord, par les « bons résultats de la campagne agricole 2016-2017« , selon Lahlimi. La pluviométrie ainsi que l’amélioration des superficies cultivées devraient permettre de réaliser une hausse de la production céréalière de l’ordre de 200% par rapport à la précédente campagne agricole.

La contribution du secteur primaire à la croissance, qui devrait s’accroître de 13,9%, devrait également être soutenue par une « amélioration relative de la pêche maritime« . Ceci permettra d’améliorer la contribution de ce secteur de 1,7 point en 2017 contre une contribution négative de 1,4 point en 2016.

La croissance durant les deux prochaines années devrait toutefois rester tributaire des performances de l’agriculture nationale, selon Lahlimi, qui estime que celle-ci devrait se situer autour de 2% en cas de mauvaise année agricole et autour de 4% dans le cas contraire.

Ahmed Lahlimi a également évoqué les performances des activités non agricoles, présentées comme un « véritable talon d’Achille de l’économie nationale« . Les chiffres de croissance affichés par ces activités ont connu une croissance de 2,2% en 2016 et devraient atteindre les 2,5% en 2017.

Cette augmentation de 0,3 point s’explique par la croissance des industries de transformation (60% du secteur industriel) qui serait de l’ordre de 2,2% cette année contre 0,8% en 2016. Le secteur tertiaire, celui des services, devrait lui connaître une croissance de 2,6% en 2017.

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