USFP : le clan anti-Lachgar réclame le report du congrès

Dix membres du bureau politique du parti à la rose dénoncent à nouveau la gestion "autoritaire" du secrétaire général.

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Crédit Rachid Tniouini

La guerre est déclarée au sein du parti de la rose. Ce jeudi 4 mai au Club des avocats à Rabat, dix membres du bureau politique de l’USFP ont organisé une conférence de presse pour faire part de leurs griefs à l’égard du premier secrétaire du parti, Driss Lachgar.

Lire aussi : 10 membres du bureau politique de l’USFP dénoncent la gestion de Driss Lachgar

Un congrès pour rien ?

Dans une allocution prononcée au nom des dix contestataires, Abdelkabir Tabih a réclamé le report du prochain congrès du parti, prévu du 19 au 21 mai. « Nous planchons sur une alternative institutionnelle que nous allons présenter prochainement« , a indiqué l’avocat, membre du bureau politique du parti à la rose. Abdelkabir Tabih a également dénoncé les feuilles de route établies pour le prochain congrès de la formation. Ces dernières prévoient notamment la « suppression de la commission administrative chargée de surveiller le travail du premier secrétaire« , et accordent « plus de pouvoir au Conseil national qui est sous le pouvoir de Driss Lachgar« , relève Tabih.

Selon lui, le premier secrétaire de l’USFP s’est également arrogé le droit de nommer le bureau politique ainsi que le secrétariat national du parti. « Il est à la fois président de la commission préparatoire du congrès, répartit les congressistes dans chaque région et se présente à la direction du parti. À quoi sert donc l’organisation de ce congrès ? » demande ironiquement le porte-voix des frondeurs.

« Échecs récurrents »

Le clan anti-Lachgar, qui compte dans ses rangs des personnalités comme Ouafaa Haji, Hasna Abou Zaid et Soufiane Khayrat, dénonce aussi l’absence de débat au sein du parti en raison de « transformations inattendues » survenues au sein de la formation. « Lors du troisième congrès [en 1978, NDLR], nous appelions à la mise en place d’une monarchie parlementaire et aujourd’hui notre parti donne le mauvais exemple en faisant l’objet d’une gestion  autoritaire« , déplore Abdelkabir Tabih.

Crédit Rachid Tniouni

Abdelkabir Tabih. Crédit Rachid Tniouni

Les frondeurs de l’USFP reprochent également à Driss Lachgar ses « échecs récurrents » à la tête de la formation. « Nous sommes absents du dialogue social [la FDT; centrale syndicale liée à l’USFP, ne figure plus parmi les syndicats représentatifs, NDLR], nos syndicalistes sont divisés et nous avons réalisé des résultats catastrophiques aux élections communales en 2015. Notre échec du 7 octobre est historique » relève encore Abdelkabir Tabih.

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