Législatives algériennes: les boycotteurs se mobilisent sous la bannière #Mansotich

Les Algériens n’hésitent pas à se moquer du prochain scrutin législatif. Plusieurs vidéos appelant au boycott se multiplient sur le net, au grand dam du gouvernement d’Alger.

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Il aura suffi d’un clip et des centaines de milliers de vues pour que le hashtag #mansotich se répande comme une traînée de poudre sur les réseaux sociaux en Algérie. Le 29 avril dernier, le podcasteur algérois DZ Joker publie sur YouTube un clip intitulé « Mansotich » (Je ne vote pas) dans lequel il promeut le boycott des élections législatives algériennes du 4 mai. Dans son clip, tourné tantôt sur les hauteurs d’Alger, tantôt dans les ruelles de la capitale algérienne, le youtubeur énumère toutes les raisons pour lesquelles les Algériens ne devraient pas participer au scrutin.

Le succès est immédiat. Le clip ayant à ce jour accumulé près de 3 millions de vues. « C’est plus qu’une vidéo. C’est un véritable hymne à la rage, la révolte et la colère« , commente le site algérie-focus.com. Pour le Huffpost Algérie, DZ Joker, de son vrai nom Chemseddine Lamrani, « n’est pas un politicien mais il a réussi à attirer l’attention mieux que n’importe quel candidat aux législatives« .

Alors que la vidéo est classée première au Top trending des vidéos algériennes sur YouTube, le hashtag #mansotich est rapidement devenu viral sur Twitter. Les twittos algériens rivalisent d’ingéniosité pour lister tous les motifs d’abstention aux prochaines législatives.

Au moment où en Algérie, on ironise sur une présidentielle française qui intéresserait beaucoup plus les Algériens que leurs propres législatives, l’humoriste Anes Tina, également youtubeur, a choisi la parodie pour aborder les prochaines législatives dans le pays au million de martyres.

Quelques jours avant la parution de la vidéo de DZ Joker, Anes Tina publiait une parodie du film « Al Rissala« , pour moquer le gouvernement algérien qui ne cesse d’inciter la population à voter en masse. Un humour qui n’est pas passé du côté des autorités en Algérie. Le ministre des Affaires religieuses, Mohamed Aïssa, a ainsi fustigé ceux qui « instrumentalisent la religion et portent atteinte à la figure du prophète et ses compagnons« .

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