Anas Sefrioui tient le pari du désendettement d'Addoha

Après deux années d’exécution du Plan génération cash (PGC), le groupe Addoha a atteint un désendettement global de plus de 3,2 milliards de dirhams. Un bilan positif pour le groupe immobilier.

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Anas Sefrioui, PDG du groupe Addoha © Yassine Toumi/TELQUEL

Chose promise, chose due. Le groupe Addoha a réussi à assainir ses comptes deux ans après le lancement de son Plan génération cash (PGC) qui a notamment permis un désendettement global de plus de 3,2 milliards de dirhams. « Ces réalisations sont globalement conformes aux objectifs du PGC et ont permis au groupe de renforcer fortement ses fondamentaux financiers lui permettant ainsi d’afficher le meilleur ratio d’endettement du secteur« , se félicite le management du groupe immobilier, dans un communiqué publié le 17 janvier.

Cette sortie médiatique fait suite à la réunion tenue le 16 janvier par le comité stratégique du groupe sous la présidence d’Anas Sefrioui pour analyser les réalisations opérationnelles et financières de l’exercice 2016. Le groupe a décidé par ailleurs de distribuer, sur le bénéfice de 2015, un dividende de 2.25 dirhams par action, en progression de 12.5% par rapport à l’année précédente.

Un plan en marche

Il faut dire aussi que la mise en œuvre opérationnelle du Plan génération cash a permis de dégager à fin 2016 une trésorerie excédentaire en nette amélioration. Le désendettement du groupe sur toute l’année 2016 est estimé à 1,4 milliard de dirhams, « et ce après la distribution de dividendes de 726 millions de dirhams. Cette réalisation porte le niveau de la dette nette du Groupe à près de 6.1 milliards de dirhams« , explique Addoha dans sa communication. Suite à ces résultats probants, les ratios du groupe ont été améliorés. Pour preuve, le ratio d’endettement (dette nette/fonds propres) est estimé à fin 2016 à 49% contre 80% à fin 2014.

Au volet rentabilité, l’exercice 2016 a bénéficié des premières retombées positives du plan de désendettement sur les indicateurs de la société cotée en bourse. Le premier semestre a connu ainsi une baisse des charges financières de près de 21% par rapport au premier semestre 2015. « Cette baisse significative des charges financières a contribué à une amélioration de 12% du résultat net du groupe au premier semestre 2016″, explique Addoha.

On note par ailleurs que la baisse des coûts financiers s’est poursuivie durant le deuxième semestre 2016, grâce à l’effet combiné de la réduction du volume de la dette et la réduction du coût de financement global.

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Addoha poursuit son offensive sur l’achat de terrains

Sur le plan opérationnel, le groupe a finalisé la production de 13 388 unités en 2016, pour un objectif de 13 000. « Conformément au Plan génération cash, cette production a porté sur des tranches dont les taux de commercialisation dépassent 70%« , explique Addoha. Les investissements en travaux sont maîtrisés. Ils ont totalisé 3,8 milliards de dirhams à fin 2016.

Quant à l’achat de terrains, les décaissements liés à l’acquisition de foncier s’établissent à 160 millions de dirhams (principalement sur l’axe Casablanca-Rabat), pour un budget annuel de 300 millions de dirhams. Ce budget a été limité, en adéquation avec les orientations du PGC qui entend maîtriser la croissance et prioriser la transformation des actifs en cash. Alors que des rumeurs ont circulé sur la volonté de Sefrioui de céder son foncier pour générer du cash, le PDG d’Addoha a réfuté ces informations en octobre 2015. « Nous n’allons jamais liquider notre foncier« , a-t-il affirmé.

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En bourse, le marché n’a pas réagi favorablement à la communication financière du groupe. Le titre a perdu -1,60 % de sa valeur en fin de la matinée le 17 janvier. Une baisse qui n’impacte que très peu les performances de l’action depuis le début de cette année. Le titre Addoha a gagné 15% de sa valeur en 2017. Il traite actuellement aux alentours de 54 dirhams.

 

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