Benkirane appelle Akhannouch à revoir sa position sur l’Istiqlal

Abdelilah Benkirane a fait le point devant le conseil régional de son parti sur la situation des tractations.

Par

Abdelilah Benkirane (d.) et Aziz Akhannouch. Crédit: Yassine Toumi

Le Chef du gouvernement désigné Abdelilah Benkirane a appelé Aziz Akhannouch, chef de file du RNI, à revoir sa position concernant l’Istiqlal, maintenant de facto son exigence de constituer le gouvernement en incluant le parti de la balance, arrivé en troisième position des législatives, alors que le RNI s’oppose formellement à cette idée. Cette situation a ouvert la voie à de longues et difficiles tractations, alors que le Maroc est toujours sans gouvernement.

« J’appelle Aziz Akhannouch à reconsidérer sa position concernant l’Istiqlal », a dit Benkirane à l’occasion d’une rencontre avec le conseil régional de son parti, à Rabat. Le Chef du gouvernement désigné considère comme « inacceptable » cette position du RNI. Néanmoins, il affirme être disposé à négocier avec les acteurs politiques en vue de former une coalition. « Si le débat se contentait des personnes, je n’ai aucun problème, mais virer un parti de la majorité n’est pas acceptable », a-t-il précisé.

Benkirane a expliqué que cette position de principe dépasse la personne de Hamid Chabat Elle concerne, selon lui, l’entièreté de son parti. « C’est par fidélité à la patrie que je refuse de tourner le dos au parti d’Allal El Fassi », a-t-il asséné. Et d’ajouter une motivation personnelle à cet attachement : « Ma mère est une militante de l’Istiqlal […] et elle est morte Istiqlalienne ».

Le Chef du gouvernement a décliné toute responsabilité concernant le « blocage » que connaît la formation de la majorité : « Je fais porter la responsabilité à la classe politique, culturelle et médiatique. C’est à eux de débattre de ce sujet et de dire qui est le responsable ». Il a également confié qu’il ne « mêler[ai] pas le roi aux affaires partisanes », une manière de dire qu’il n’a pas sollicité un arbitrage royal concernant la question de la formation du gouvernement.

article suivant

Témoin d'un réchauffement avec la Mauritanie, Hamid Chabar rencontre le président Ould Abdelaziz   

Engagez-vous à nos côtés, pour un journalisme indépendant et exigeant.
Abonnement 100% numérique.

Tout TelQuel en illimité

Accédez à tous nos articles sur
ordinateur, tablette et mobile.

Les alertes confidentielles

Recevez par mail, les informations
confidentielles, en avant-première.

Le magazine en numérique

Recevez le magazine TelQuel en format
numérique en avant première.

Abonnement 100% numérique, à partir de 10DH le premier mois, puis 49DH par mois.