Noureddine Ayouch veut un Conseil supérieur de l'enseignement moins politisé

Noureddine Ayouch a-t-il vraiment demandé d’exclure les politiciens du conseil ? Ce dernier dément et clarifie sa position.

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Nourredine Ayouch Crédit: TOUMI

Noureddine Ayouch monte au créneau. Dans un entretien publié dans l’édition du 8 décembre du quotidien arabophone Akhbar Al Yaoum, le membre du Conseil supérieur de l’enseignement appelle à « exclure » les politiques faisant partie de l’institution présidée par Omar Azziman qui est, selon lui, minée par un « problème de confiance ».

La sortie de Noureddine Ayouch veut un Conseil supérieur de l’enseignement moins politisé survient quelques jours après la polémique concernant la loi-cadre relative à la vision stratégique de l’éducation 2015-2030. Une vision qui a reçu un avis favorable de la part du conseil, qui recommande de diversifier les ressources des établissements publics en faisant, notamment, payer des frais des scolarités aux familles à partir du lycée. Une mesure qui approuve, toutefois, l’application du « principe d’exemption automatique des familles nécessiteuses ».

Contacté par Telquel.ma, Nourredine Ayouch nuance ses propos. « Je n’ai pas appelé à leur exclusion [l’exclusion des politiques du CSE, NDLR]. Je n’ai pas de pouvoir pour le réclamer mais je souhaite que ce Conseil soit composé de personnes compétentes dans les domaines de l’éducation et de l’enseignement, et qui ne soient pas motivées par des fins idéologiques ou politiques. C’est tout ce que j’ai dit » explique le publicitaire. Ce dernier affirme également que plusieurs membres du conseil « partagent son opinion ». Il remarque également que certaines personnes « votent pour une décision et sortent dire le contraire aux médias pour des fins purement politiques ». Ayouch note au passage que certaines figures politiques au sein du conseil « prennent assez souvent des positions idéologiques par rapport à des questions cruciales pour l’avenir du pays, comme celle concernant la langue de l’enseignement ».

En octobre 2013, le créateur de la fondation Zakoura Éducation s’était déclaré en faveur de l’enseignement de la darija dans le préscolaire et les premières années du primaire, ainsi que pour un allègement de l’enseignement des matières religieuses. Une sortie fustigée par le Chef du gouvernement Abdelilah Benkirane, qui avait qualifié lors d’un meeting en novembre 2013 à Tanger les propositions de Noureddine Ayouch de « menaces aux fondements de l’État marocain ».

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