Insolite: Non, Driss Lachgar n'a pas failli mourir dans un accident d'avion

Un vol d'Air France Paris-Rabat a subi quelques perturbations. Des médias marocains ont crié à la catastrophe.

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Un appareil de Air France posé sur le sol
Crédit : Christopher Griner/ Flickr

Dimanche 4 décembre, le vol d’Air France assurant la liaison Paris-Rabat a connu quelques perturbations. En provenance de Paris, l’avion A320, qui comptait parmi ses passagers le premier secrétaire de l’USFP Driss Lachgar, a redécollé quelques instants seulement après avoir touché la piste d’atterrissage. Après trente minutes de vol au-dessus de l’aéroport de Salé, l’appareil a finalement atterri à l’aéroport Mohammed V de Casablanca. Très vite, les médias nationaux ont crié à la catastrophe. Chouf TV titre : « Driss Lachgar échappe à la mort voici comment l’avion qui le transportait a failli s’écraser ». Idem pour Alayoum24 : « Driss Lachgar échappe a un terrible accident à bord d’un avion Air France (…) Un moment de grande frayeur ».

Contacté par Telquel.ma, Driss Lachgar est surpris par l’ampleur qu’a prise cet incident : « Il ne s’est rien passé de grave. On était dans un avion qui devait descendre à Rabat. Pour des raisons météorologiques, l’avion est allé se poser ailleurs. Point ». Le premier secrétaire de l’USFP affirme qu’il n’y a eu aucun moment de panique à bord de l’avion. Dix minutes après ce décollage impromptu, les passagers ont été informés qu’il s’agissait d’un problème lié aux conditions météorologiques : « On nous a rapidement expliqué ce qu’il se passait. Personne n’a rien dit et on a sagement attendu d’arriver à Casablanca ».

Les passagers sont finalement arrivés vers 22 heures à l’aéroport de Mohammed V. Ceux résidant à Rabat et Salé ont été raccompagnés dans des cars mis à disposition pour l’occasion. « C’était, à la limite, le moment le plus désagréable car on a dû attendre que la compagnie s’organise pour nous rapatrier à Salé. Mais la plupart des gens, comme moi, avaient une solution de repli et ont pu rentrer très rapidement chez eux », conclut Driss Lachgar.

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