A Rabat, une marche contre la réforme des retraites réprimée par les forces de l’ordre

L'intervention des forces de l'ordre a causé une dizaine de cas de blessure selon les organisateurs. Crédit : Badil

Les forces de l’ordre ont empêché ce dimanche la tenue d’une marche à Rabat contre la réforme du régime civil de la retraite, organisée suite un appel de la coordination nationale contre la réforme des retraites. Selon les organisateurs, l’intervention policière a causé une dizaine de blessés.

Répondant à l’appel de la coordination nationale contre la réforme des retraites, des centaines de fonctionnaires et de syndicalistes ont manifesté ce dimanche 2 octobre contre la réforme du régime civil des retraites votée par le Parlement il y a quelque semaines. La marche qui devait relier Bab El Had au Parlement, a été toutefois stoppée par les forces de l’ordre, qui n’ont pas hésité à recourir au bâton pour disperser les manifestants. Pour cause : « la marche n’a pas été autorisée et nous l’avons signalé aux organisateurs », signale une source policière. 

Une intervention « violente », selon Rajaa Kassab, députée CDT à la deuxième chambre et une des meneuses de la marche, qui nous affirme avoir enregistré une dizaine de cas de blessures graves dans les rangs des manifestants. « Je ne comprend pas que l’on puisse réprimer une manifestation légitime et pacifique contre la réforme des retraites. Les fonctionnaires ont le droit d’exprimer leur désaccord par rapport aux mesures prises par le gouvernement  », explique-t-elle.

Même son de cloche auprès de Abderrahim Handouf, un des membres de la commission nationale contre la réforme des retraites. « Les autorités disent que la marche n’a pas été autorisée, alors que nous n’avons reçu aucune notification officielle en ce sens », nous confie-t-il, s’interrogeant sur les raisons de cette charge violente. « Si c’est juste une question de procédure, je me demande pourquoi les autorités n’ont pas dispersé la marche de Casablanca contre Benkirane et l’islamisation de la société, qui n’était pas autorisée de l’aveu même du ministre de l’Intérieur  », tonne-t-il.

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