Journal des législatives 2016 #2: In Photoshop we trust

Entre meeting des chefs de partis, avalanche d'affiches dont certaines ne manquent pas de "coquetterie" politique: pas de doute possible, la campagne a bien débuté.

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Le PJD montre ses muscles

Les islamistes à la tête de la coalition gouvernementale organisent un meeting géant au Complexe Moulay Abdellah près de la capitale dimanche 25 septembre. Outre le discours d’Abdelilah Benkirane toujours attendu à l’écriture de ces lignes, l’événement a été surtout marqué par l’affluence accrue de milliers de supporters de la lampe, mais aussi de beaucoup de médias locaux et étrangers. Selon le président du conseil national du PJD, Saâd Eddine El Othmani, 20 000 personnes ont fait le déplacement. Les PJDistes ont en profité pour présenter l’ensemble de leur têtes de listes et lire au public la charte déontologique signée par leurs futurs députés.

Crédit: PJD.ma
Crédit: PJD.ma

Driss Lachgar insiste sur l’éducation

Le Premier secrétaire de l’Union socialiste des forces populaires (USFP), Driss Lachgar, a choisi pour sa part la ville de Meknès, un des bastions de la formation socialiste, pour donner le coup d’envoi de sa campagne le samedi à 17h. Près de 500 personnes ont fait le déplacement, mais l’événement n’a commencé qu’après deux bonnes heures de retard, comme a constaté un journaliste de Telquel.ma. Les grandes huiles du parti n’ont pas fait le déplacement, à l’exception notable de deux membres du bureau politique, Younès Moujahid et Badia Radi.

Driss Lachgar a pris la parole rappelant l’importance de Meknès dans l’histoire ittihadie: la ville  était une plaque centrale dans la lutte anticoloniale et plus tard un fief des socialistes. Le Premier secrétaire s’est ensuite attaqué au bilan du gouvernement, notamment en matière d’éducation : « le gouvernement porte la responsabilité de la dégradation des conditions d’enseignement. Nous promettons de revoir toutes les décisions qui vont à l’encontre du citoyen si nous sommes élus« , a-t-il assuré.

Yes, week-end

Même ambiance à Fès samedi après-midi, où le chef du Parti de l’Istiqlal a organisé un rassemblement à la place de Florence en présence de plusieurs centaines de militants. La jeune député Mounia Ghoulam a présenté le meeting auquel ont assisté les dirigeants de la formation. Parmi les présents, un certain Abou Hafs, ancien détenu salafiste et désormais candidat du parti de la balance. Ce dernier a retenu l’attention ce week end pour une affiche, qui présente des similarités disons manifestes avec un ancien sénateur de l’Illinois, aujourd’hui président des Etats-Unis. Le candidat istiqlalien a toutefois rapidement commenté cette affiche virale, précisant qu’il ne s’agit aucunement de l’oeuvre de son équipe de campagne et qu’il ne l’a jamais publié sur ses pages officielles.

rafiki

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